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Sauf erreur de ma part, et après enquête, l’arbre est un érable de Montpellier.

erable-montpellier-feuille

Nom latin : Acer monspessulanum
Genre : Acer
Famille : Acéracées

erable-montpellier-feuilles

Je vous passe les détails botaniques, pour ne retenir que le fait qu’il devrait se couvrir à l’automne d’une toison jaune à rouge du plus bel effet.

Du coup, je suis en train d’enquêter sur le symbolisme de l’érable en matière celtique, et j’ai eu la surprise de découvrir que dans un des  « calendriers astrologiques celtes » (construction moderne s’il en est, mais bon la coïncidence est amusante… le calendrier en question est celui d’Edgar Bliss, c’est le seul que j’ai trouvé où l’érable apparaît), l’une des périodes de l’érable était du 11 au 20 avril (l’autre étant du 14 au 23 octobre), ce qui veut dire que je l’aurais rencontré la veille du début de sa « période astrologique ».  Ceci dit, cela reste anecdotique et de peu d’intérêt pour la suite…

En revanche, j’ai lu sur http://www.centrelauviah.com/celtique7.htm que l’érable était un  « Arbre lié à la guerre, l’agressivité ; il est dédié au dieu Smertos, porteur d’une torche d’érable et vainqueur du serpent. » J’ai de francs doutes quant à cette référence, mais après tout ? J’en appelle à ceux qui s’y connaissent mieux que moi pour infirmer ou confirmer…

Dès que j’ai un moment, je vais me pencher sur ce qu’en dit le Tarot celte des arbres, en espérant que l’érable en fasse partie !

Et bien sûr, si vous avez quelques connaissances en la matière, je serai ravie que vous m’apportiez vos lumières !

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Rencontre

Vendredi dernier, j’ai rencontré un lieu.

Ce n’est pas la clairière idéale que je cherchais depuis un moment, large, dégagée, à l’écart du sentier, belle et tranquille. Ce n’est pas non plus un lieu pratique, et je l’avais déjà traversé sans m’arrêter, du fait d’une sensation d’oppression, d’étouffement, d’encombrement. Mais déjà à l’époque l’arbre m’avais marqué, puisque je m’étais dit « Tiens… » juste avant de reprendre ma quête, fuyant cette sensation désagréable qui ne collait pas du tout avec ce que je cherchais.

Et puis l’autre jour, je suivais le sentier, l’esprit volage, avec pour seul objectif d’aller m’installer sur un des tas de pierre, ou près de la mare, pour bouquiner tranquillement une de mes lectures en cours. Plus du tout en quête donc. Et soudain, alors que je passe à proximité, me vient cette idée saugrenue : « Et si j’allais voir ce que devient cet arbre, maintenant que le printemps est là, a-t-il déjà des bourgeons, voire des feuilles ? ». Je n’étais pas franchement équipée pour ça, mais j’ai appris à suivre les idées saugrenues.

J’ai donc quitté le sentier, franchi un petit mur de pierre sèche, bataillé avec quelques arbustes peu hospitaliers et je suis arrivée en vue de l’arbre. La dernière fois, j’étais arrivée par le nord, un côté un peu plus dégagé, mais là je venais du sud, et j’étais face à un mur végétal.  On aurait dit que l’arbre avait volontairement fermé la porte, plantant ses branches au sol. Pourtant, ce que je voyais était très différent de ce que je ressentais. La sensation d’étouffement était la même, mais je comprenais, maintenant que je prenais le temps de la recevoir, qu’elle n’était pas constitutive du lieu, qu’elle était en quelque sorte accidentelle, et surtout, que je pouvais agir pour la transformer.

Alors mon regard a comme « basculé », et j’ai vu : l’arbre et l’arbuste tombés, probablement durant la dernière tempête, sur les branches basses de l’arbre et les rabattant au sol, mêlant leurs membres morts aux siens ; les branches mortes de l’arbres jonchant le sol, parsemant ses bras vifs  de bois terne ; les plantes grimpantes de diverses natures s’aggrippant à lui, masquant ses jeunes feuilles.

J’ai été emportée par un sentiment de révolte contre ce gâchis, par un élan de tendresse pour l’arbre à la beauté cachée par ce fouillis végétal, et je suis passée comme en « mode automatique » pendant un long moment, mon sac et mon manteau posés dans un coin, en pantalon de ville, j’ai soulevé les arbres morts pour libérer l’accès et dégager les branches basses, grimpé dans l’arbre pour ôter tout le bois mort, ramassé tout ce qui jonchait le sol dans le cercle autour de lui, redonnant à l’arbre son espace vital, et ne laissant au final que le tapis de feuilles mortes. Durant tout ce temps, mon esprit dérivait, je pensais à Edobola, à ce qu’était une clairière, à la chaleur de l’égrégor malgré la distance ; je parlais à l’arbre, lui expliquant que si je le bousculais un peu, malgré mes efforts pour ne pas faire plus de dégâts que la tempête et la forêt, c’était pour lui redonner espace, beauté et harmonie.

Et puis, à un moment, ce fut fini. J’étais près de l’arbre, je venais de déposer une dernière brassée de branches non loin sur le tas un peu à l’écart, et je ressentis que le lieu était bien. Et moi aussi. J’eus comme l’impression de me réveiller d’un songe, et je fus étonnée de la différence avec le lieu que j’avais traversé naguère. Plusieurs pensées me vinrent, que je ne savais pas de quelle essence était l’arbre, que j’avais l’impression que d’autres avant moi avait déjà travaillé à dégager ce lieu, que je n’étais pas remontée aussi haut dans un arbre depuis mon enfance, et que c’était quand même drôlement imprudent, et enfin, que je souhaitais revenir ici. Pour lire, m’asseoir contre l’arbre et lui parler, méditer, faire le tour en m’agenouillant par moment pour passer sous les branches basses, me mettant à la hauteur  des fées et des gnomes, apprendre à mieux le connaître, dormir, rêver. Et avant que je m’en rende compte, je le serrai dans mes bras, je l’embrassais, au sens propre. Je me sentais débordante d’amour et de gratitude, un peu euphorique aussi, et je me rendis compte que c’était lui qui m’avait appelée ici, et qu’il m’avait déjà accueillie et acceptée.

Alors je m’écartais de quelques pas, et je lui fis ma demande officielle de bien vouloir m’accueillir près de lui, me protéger de son ombre, devenir mon guide et confident, mon refuge dans les collines. Un grand vent se leva, une corneille passa en poussant un cri perçant et les oiseaux alentour entamèrent un concert de pépiements joyeux, bien naturels en ce début de printemps, et qui m’accompagnèrent le temps que je passais, assise sur le tapis de feuilles, à consigner dans mon carnet les émotions confuses qui m’assaillaient.

Ce lieu que j’avais tant cherché, avec une idée bien précise en tête, je venais de le rencontrer alors même que je m’étais résolue à rester nomade, allant de tas de pierre en sous-bois, au gré du temps et de l’inspiration. Il n’avait rien (ou du moins pas grand-chose) à voir avec ce que je cherchais, mais j’avais la certitude intérieure qu’il était ce dont j’avais besoin.

Je ne pourrais pas y entrer par l’ouest, mais le sud, maintenant dégagé de ses obstacles accidentels, deviendra sa porte, et c’est par là que je sortis, le coeur léger, l’esprit en ébullition, le corps courbaturé et les cheveux encore plein de brindilles.

Maintenant, je n’ai qu’une seule envie : y retourner bientôt pour m’assurer que tout ceci ne fut pas un beau rêve, et déterminer de quelle essence il s’agit…

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