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Sur la colline de Lokorn en Neved ou dans la clairière d’AelYs ; sous la pluie fine ou le soleil nouveau ; sous les frondaisons ou sous le ciel ; célébrer Imbolc, célébrer Brigit.

Célébrer aussi pour moi le début de ma cinquième année de rituels, puisque mon tout premier eut lieu pour Imbolc 2009 dans la clairière du Chêne…

Rituels calmes, feutrés, parés de fleurs et de joncs, et marqués pour moi par des images fortes, mais intérieures…

Brigit la grande Déesse, maîtresse de l’eau lustrale : femme à la haute stature, au port altier, en grand manteau et robe rouge au lourd drapé, les bras baissés vers nous. Et moi en écho qui baisse les bras vers la coupe pour transmettre la bénédiction de la Déesse, avant que nous nous purifiions et que je bénisse avec cette eau les croix de joncs et objets rituels, avant d’entamer une ronde de purification pour étendre cette lustration à tout le cercle et au-delà, au monde.

Offrir un nid de laine aux couleurs du lait et des bourgeons au centre du cercle de huit bougies.

Imbolc2013(2)

Brigit la jeune mère : eau ruisselant de sa tête et de ses épaules, tandis qu’elle porte dans ses bras l’enfant de lumière qu’elle a enfanté puis gardé près d’elle pendant 40 jours. Son cœur de lumière incarné. Maintenant il est assez fort pour commencer à donner et accompagner le réveil du printemps.

Offrir la promesse d’être à la fois la Mère aimante qui prend soin, berce et nourrit, et l’Enfant de Lumière qui s’épanouit et rayonne. Duo complémentaire, intégrer la capacité à s’aimer, se soigner, se nourrir, se bercer, sans attendre de l’extérieur, pour ensuite rayonner et donner aux miens. Accepter cette étape de solitude. Cesser d’attendre un guide, un gardien, une Mère, une aînée.

Cinq Imbolc, cinq pointes du pentacle pour aller vers la douceur et la lumière de la pomme, de Vénus, de cette chair douce et sucrée qui nourrit l’âme autant que le corps, de cette peau chaude et de ce cœur de mère qui bat doucement, de cette voix qui chante doucement et du cidre doux qui enivre juste ce qu’il faut. Tout cela n’est pas à chercher loin, tout cela je le porte en moi, il ne tient qu’à moi d’être l’Amour de la Mère pour l’Enfant de Lumière et l’Amour de l’Enfant pour le Monde, en écho comme une ronde. Car la Mère est dans le Monde, et l’Amour de l’Enfant lui revient grandit et la nourrit à son tour.

Larmes de joie, complétude.

Mais il ne faut pas s’arrêter là pour autant, le Chemin continue…

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En reprenant les trames des rituels d’Imbolc des années passées pour commencer à réfléchir aux offrandes pour la cérémonie à venir, je suis tombée sur un texte que j’avais écrit après le rituel et que je n’ai pas partagé en ces lieux…

Alors le voici, souvenirs émus des premières retrouvailles en clairière après la naissance de ma lutine :

 

Feu et eau

 

Sang et larme

Braise et glace

Instant fugace

Qui me désarme


Purification par le plongeon dans l’eau douce de la rivière, par l’étreinte glacée de la neige, par la caresse des flammes, l’empreinte des braises sur la peau pâle.

Hommage à la Dame au vert manteau, à la Déesse des feux et des eaux.

C’est aujourd’hui le temps d’Imbolc. Temps des naissances, des lustrations. Ciel de lait, rivière de neige fondue, herbe tendre.

Printemps renaissant, bourgeons hésitants des primevères dans les champs.

Jeune Mabon porté par la mère divine écarte les nuages et nous réchauffe encore timidement. Bientôt viendra son temps, son épanouissement, pour l’instant il est promesse d’un renouveau imminent.

Croix de joncs verts, lait de femme, beurre frais sur le pain chaud, poème par la dame inspiré : offrandes librement consenties, déposées dans la chaleur des cœurs enfin réunis.

Retrouvailles après un long hiver, mûrissement et éclosion des bourgeons de la clairière, aujourd’hui présentés à la Dame et aux Gardiens. Deux petits d’homme, symboles malicieux du renouveau, lutin et lutine porteurs d’avenir.

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Premier feu de l’hiver

Ce soir nous avons allumé notre premier feu. J’avais nettoyé le poêle dans l’après-midi, préparé journal, petit bois et rentré quelques bûches. Le moment venu, nous nous sommes rassemblés autour de notre foyer et recueillis un moment. J’ai allumé de l’encens en offrande et pour purifier le poêle et demandé à Brigit de bien vouloir protéger notre foyer en ce début d’hiver. C’est le lutin qui, très fier, a allumé le feu et nous avons regardé les flammes manger voracement le papier. Le poêle étant froid, il a fallu batailler un peu pour que le feu prenne bien, mais le lutin a beaucoup aimé souffler et encourager les flammes. La lutine aussi a été fascinée par ce spectacle.

Maintenant les enfants dorment et le poêle commence à être bien chaud… Je ne sais pas si nous aurons assez de bois pour faire du feu tout le temps, mais c’est une présence très agréable et une sensation très différente du chauffage électrique… C’est sûr, dans notre future maison, nous aurons un chauffage au bois, un poêle de masse j’aimerais bien !

Décidément, le feu est vraiment une merveille du quotidien à partager avec les enfants… J’ai d’excellent souvenirs d’enfance de flambées dans les cheminées, et pour moi la notion de « foyer » au sens propre comme au sens figuré est très importante. L’idée d’une maison conçue autour d’un foyer central, qui servirait autant à chauffer qu’à cuisiner et à s’installer pour écouter des histoires est un rêve que je souhaite ardemment voir se réaliser bientôt… Puisse Brigit me soutenir dans sa réalisation…

Et cet épisode de notre quotidien me rappelle un des écrits de la Passeuse, qui s’appelle aussi Premier feu de l’hiver

 

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