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Posts Tagged ‘chant’

Dans la pente abrupte elle s’élance, suivant l’impulsion et la voix qui remonte du souvenir de ses rêves.
Elle s’approche au plus près de la sente qui mène au bosquet d’où les voix s’élèvent.
Elle se glisse entre les roseaux, sent bouillir en elle la sève.
Les chants sont comme des ondes de plaisir et de rage qui se mêlent.
L’interdit entre elle et eux se lève.

Souplement d’un geste précis elle le brise, et dans le cercle sacré vient prendre place.
Elle ajoute alors sa voix à la bise et à la glace,
joignant ses forces inédites aux vibrations en place.

L’harmonie l’aspire et l’emporte au fond,
son corps résiste et son esprit se morfond.
Les tremblements menacent ses muscles et sa raison.
Pourtant à la graine d’ombre elle se raccroche et tient bon.
Elle plante ses jambes dans l’humus fécond,
elle lève ses bras à hauteur d’horizon,
elle déploie sa chevelure telle des serpents-poisons,
elle fait de son corps une incarnation de la passion,
et exhale le parfum suave de la chanson…

Peu à peu le chant bascule,
le groupe la rejoint, l’entoure et se recule,
pour faire autour de ce pistil d’or et d’ombre une cupule.
Alors elle laisse libre cours à sa mélodie sans scrupules.
Bras incurvés, têtes inclinées, un genou en terre devant l’étincelante incarnation de ce crépuscule,
les pétales humains forment la corolle des humbles émules.

Fleur sauvage, chant d’hommage.
Fleur sombre, chant de pénombre.
Fleur de brume, chant d’écume.
Fleur de sang, chant de combattants.
Fleur de miel, chant du ciel.

Cinq fleurs autour d’Elle, qui laissent exhaler la douceur et la force.
Cinq rayonnements depuis les pointes du sceau, qui de la peur brisent l’écorce.
Cinq pulsations depuis les portes, qui murmurent dans le cours du silence.
Cinq voiles de songes tissés, qui sur sa peau dessinent les voies de la transe.
Cinq fluides depuis les coupes brisées, qui en elle détruisent les ultimes résistances…

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Dahut murmure dans le vent de mon pagus :
« La musique met mon cœur en fête ; la merveille du monde éveille mon âme ; mon corps danse sur la Terre avec joie ; mon esprit apaisé contemple l’accord de moi-même… Je Suis, et le rayonnement de mon Être passe d’un monde à l’autre avec la lumière subtile des étoiles… Je Suis, et sous mes mains, la fraîcheur de l’onde des bords du monde guérit les âmes endolories… Je Suis, et la graine d’ombre en moi offre au monde les pommes rouges et les souffles à venir des gardiennes du sang de la Terre… Contemplez la renaissance de la Reine d’Ys, entendez son chant qui s’élance depuis le chaudron de la Baie jusqu’aux confins, laissez-vous enivrer par la magie de sa présence ! »

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Chant

L’envolée délicate des mots dans l’azur emporte avec elle son cœur émotionné. Restés seuls sur la terre immobile, son corps et son esprit s’endorment pour un temps, abandonnés. Sa voix résonne, intonations subtiles qui éveillent la nature autour d’elle. Sur les ailes de son chant se perchent de jeunes pousses de fées, attirées là par le miel des sonorités suaves.
Elle n’est plus que cette vibration qui est le chant du monde, l’expression du merveilleux, l’essence de la vie. Elle s’y perd, s’y retrouve. Et bientôt s’évanouit en une dernière note cristalline, qui sonne la fin.

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