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Posts Tagged ‘chaudron’

Cette année AelYs a fêté Samonios sur trois jours, centrés selon le rythme de Belisama sur la lune noire, avec une journée de préparation au préalable… Voici un aperçu de ce qui a été vécu, partagé et fêté, durant l’ensemble des rituels, certains ouverts aux invités et mabinogs, d’autres plus « réservés » aux sacerdotes, car plus intenses…

Préparer le basculement des cycles sur le pagus :
Arpenter la Terre, suivre les chemins anciens, les frontières oubliées, retrouver les lieux de culte, frôler les portes, faire offrande de boissons, de chant et de courage.
Sentir les liens se retisser doucement, honorer les divinités et esprits qui accueillent, mettre son empreinte selon les lieux, verser les eaux salées cousines des eaux primordiales…

Dernier jour de l’année ancienne :
Jouir du spectacle majestueux de l’aube, saluer le dernier regard de Belenos qui va nous accompagner dans cette dernière journée de l’année. Délice des couleurs, éclat du premier rayon.
Le soir venu, honorer la mémoire de ceux qui ont passé les Grandes Portes durant l’année écoulée, et dont le chemin se poursuit en d’autres lieux, sous d’autres formes ; se laisser saisir par la magie de l’instant, traverser par le sacré pour rapprocher les mondes ; ouvrir les portes selon les anciens rites et appeler le Gardien Sucellos pour veiller sur les frontières désormais perméables.

Temps hors du Temps :
Accueillir la noble Brume Ogmios qui dissout le Temps, s’incliner et repartir, savourant le calme délicieux, l’harmonie subtile de ces instants hors de la course des heures… Enfin allumer les bougies qui protégeront portes et fenêtres des foyers, des fondations jusqu’au grenier, en ce jour entre les ans qui vient de s’ouvrir.
Accueillir une invitée sous la protection des prunelliers et évoquer l’esprit de Samonios, recueillir offrandes et messages pour les Ancêtres, lui présenter le Chaudron, offrir des présents de nouvelle année… Puis rejoindre les invités de Neved sur le tertre, dans le calme des bois, et renouveler cette expérience, dans une autre ambiance. Nommer les divinités qui demandent à être reconnues, présenter le Chaudron au nom de ses gardiennes et attendre en paix que les invités qui le souhaitent s’approchent avec courage pour y déposer ce que leur phase d’introspection leur auront permis de détacher d’eux, vieilles peaux et paraîtres, peurs, désirs et doutes…
Puis sentir peu à peu le temps reprendre son cours…

Premier jour de l’année nouvelle :
Saluer le premier regard de Bélénos, au cœur des rocs de l’échine du Dragon, sentir sa puissance transparaître par-delà les nuages dispensant une pluie purifiante.
Le soir venu, voir s’effondrer les frontières entre les mondes ; renouveler le lien de sang et accueillir les Ancêtres, leur transmettre messages et offrandes ; transformer avec Keriwena et Dahut le contenu de ce que le Chaudron a recueilli avec bienveillance ; allumer au feu d’Ahès la lanterne qui emmènera dans les foyers la lumière de la Nouvelle Année ; reconstituer les frontières et fermer les portes restées ouvertes durant le temps des célébrations ; enfin emmener en procession le feu nouveau et allumer le foyer dans l’âtre, boire à la santé de l’année nouvelle et faire la fête !

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Nous voilà entrés dans la saison sombre, le temps du recueillement.
Nous avons donné, la Vieille a pris. Pas toujours la même chose d’ailleurs…

Après la descente depuis l’équinoxe d’automne, lente décomposition dans le chaudron jusqu’au solstice d’hiver. La Dame au manteau noir touille doucement, sous la croûte noirâtre, le bouillon arc-en-ciel nous porte, dans une danse spirale qui nous rapproche peu à peu du centre, du fond, de l’extrême limite…

Et au fond du chaudron, la Porte.
L’infime point de lumière, la goutte d’or du nouveau monde, l’énergie concentrée qui libèrera bientôt l’espace-temps d’une nouvelle saison…

Mais pour l’instant, attente. Lenteur, obscurité, pression.
Comme de grandes mains qui nous pétrissent avant la renaissance.

Dans le vent qui parcourt le labyrinthe des dunes, souffle désormais l’esprit d’un nouvel ancêtre, qui poursuit son chemin dans la paix.

Dans les flots glacés de novembre, la Dame a déposé son étoile sur le front de sa servante, et a remplacé le fardeau de peur par le voile de lumière.

Dans la clairière ceinte de prunelliers, le maillet du Passeur a frappé le tambour de la Terre, et les vibrations chantent encore à nos oreilles…

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Elle est la pierre qui recèle le diamant en formation,
Elle est la branche qui porte le bourgeon en germination,
Elle est et le nid et l’oiselle qui couve.

Elle porte en elle un être à la fois familier et mystérieux,
Chair issue de sa chair et énergie vitale issue de l’univers,
Qui se mêlent dans le chaudron bouillonnant de son intériorité.

Elle n’est pas tant créatrice que réceptrice de cette force massive,
De cette magie souveraine, impérieuse, de cet enchantement miraculeux,
De cet enfant qui l’a investie et se crée lentement, délicatement.

Elle est honorée de cette mission sacrée de contenir, nourrir et chérir,
Cette étincelle de vie qui peu à peu prend forme et corps,
Pour venir découvrir le monde, s’émerveiller et l’émerveiller.

Elle est une mère qui va bientôt donner la vie,
Elle est une femme épanouie qui porte une femme en devenir,
Protégée par une femme divine, en une danse de la vie donnée,
Poupées russes de la féminité créatrice et protectrice.

Elle est portée autant qu’elle porte,
Elle est bercée autant qu’elle berce,
Elle sera guidée autant que guide,
Par son enfant en elle et la Déesse autour d’elle.

Elle est ainsi baignée d’un amour grand, noble, fondamental,
Infusée de la beauté du monde, nourrie de son élan vital,
Envahie d’un sentiment mêlé de paix et de bouleversement.

Transportée dans un tourbillon merveilleux,
Rejoignant la danse fugitive et éternelle,
Des mères aux ventres ronds et heureux.

Elle, c’est moi, et toutes les femmes à la fois.

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Seule et nue face à la lune
Sous le flot tempétueux de l’orage
Je me perds dans le fracas
Pour mieux percevoir le silence

Silence intérieur qu’appréhende
Le quêteur en faim d’apprendre
Quand il se rend compte qu’oublier
Est la clef de la porte sacrée

pleine-lune
Seule en mue face à la lune
Je laisse tomber à mes pieds
Les vielles peaux usées
Des persona dépassées

Silence intérieur aux sons riches
Dans lesquels la beauté se niche
Lumière de l’Esprit qui me guide
Vers le dépouillement du rigide

Souplesse et curiosité
Abandon de la volonté
Tricherie sacrée
Triple mort de l’initiée

Du chaudron renaît
Seule et nue à jamais

 

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