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Posts Tagged ‘déesse’

En Neved, sur le Menez Lokorn, la lumière appelée a dardé ses trois rayons sur les hommes assemblés et nourri la flamme du feu purificateur. Branches de sapin et d’if en offrande au feu : l’hiver se meurt. Le Mabon est honoré, jeune homme doré aux forces croissantes. Croissance de la Lumière qui éveille la Terre. La corne dressée appelle à l’activité, dans le secret de la terre l’œuf du serpent est trouvé. Les cendres du feu sont recueillies dans le chaudron, et l’assemblée se rend en AelYs, dans la clairière ouverte aux vents et entourée de prunelliers. Là les cendres sont confiées à la terre au centre du cercle, et dans les petits pots disposés autour. Chacun y sème les graines de la saison claire à venir, incarnation de ses espoirs, de ses désirs… Puis la jeune Déesse est honorée par les fleurs du printemps et les Eaux libérées de sous le manteau de la Vieille viennent nourrir les graines confiées à la Terre. Mais l’eau ne suffit pas, et le jeune Mabon est appelé à rejoindre la Déesse au-dessus des graines, pour leur apporter lumière et énergie. Enfin l’hydromel partagé et les libations viennent clore ces deux rituels qui n’en sont qu’un. De la colline aux dunes, avec les cendres de l’hiver venues nourrir le printemps comme lien tangible, l’équinoxe a été fêtée comme il se doit. Lumière de Neved sur la Terre d’AelYs, pour une célébration complice…

Alban-Eilir-2013-(1)

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Sur la colline de Lokorn en Neved ou dans la clairière d’AelYs ; sous la pluie fine ou le soleil nouveau ; sous les frondaisons ou sous le ciel ; célébrer Imbolc, célébrer Brigit.

Célébrer aussi pour moi le début de ma cinquième année de rituels, puisque mon tout premier eut lieu pour Imbolc 2009 dans la clairière du Chêne…

Rituels calmes, feutrés, parés de fleurs et de joncs, et marqués pour moi par des images fortes, mais intérieures…

Brigit la grande Déesse, maîtresse de l’eau lustrale : femme à la haute stature, au port altier, en grand manteau et robe rouge au lourd drapé, les bras baissés vers nous. Et moi en écho qui baisse les bras vers la coupe pour transmettre la bénédiction de la Déesse, avant que nous nous purifiions et que je bénisse avec cette eau les croix de joncs et objets rituels, avant d’entamer une ronde de purification pour étendre cette lustration à tout le cercle et au-delà, au monde.

Offrir un nid de laine aux couleurs du lait et des bourgeons au centre du cercle de huit bougies.

Imbolc2013(2)

Brigit la jeune mère : eau ruisselant de sa tête et de ses épaules, tandis qu’elle porte dans ses bras l’enfant de lumière qu’elle a enfanté puis gardé près d’elle pendant 40 jours. Son cœur de lumière incarné. Maintenant il est assez fort pour commencer à donner et accompagner le réveil du printemps.

Offrir la promesse d’être à la fois la Mère aimante qui prend soin, berce et nourrit, et l’Enfant de Lumière qui s’épanouit et rayonne. Duo complémentaire, intégrer la capacité à s’aimer, se soigner, se nourrir, se bercer, sans attendre de l’extérieur, pour ensuite rayonner et donner aux miens. Accepter cette étape de solitude. Cesser d’attendre un guide, un gardien, une Mère, une aînée.

Cinq Imbolc, cinq pointes du pentacle pour aller vers la douceur et la lumière de la pomme, de Vénus, de cette chair douce et sucrée qui nourrit l’âme autant que le corps, de cette peau chaude et de ce cœur de mère qui bat doucement, de cette voix qui chante doucement et du cidre doux qui enivre juste ce qu’il faut. Tout cela n’est pas à chercher loin, tout cela je le porte en moi, il ne tient qu’à moi d’être l’Amour de la Mère pour l’Enfant de Lumière et l’Amour de l’Enfant pour le Monde, en écho comme une ronde. Car la Mère est dans le Monde, et l’Amour de l’Enfant lui revient grandit et la nourrit à son tour.

Larmes de joie, complétude.

Mais il ne faut pas s’arrêter là pour autant, le Chemin continue…

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Femme…

Ses pieds s’enracinent dans la terre profonde. Ses jambes sont les piliers et ses bras forment la charpente de la demeure protectrice. Ses hanches sont le chaudron de vie puissant au fond duquel se trouve la porte de l’autre monde. Ses seins sont la source vive qui jaillit pour nourrir les hommes. Ses mains caressent et modèlent. Son sourire est lumière, son rire chanson de vie. Ses yeux sont le miroir des âmes. Sa chevelure est antenne frémissante à l’écoute de l’awen.

Assise sur les épaules de sa mère,
elle porte sa fille vers la lumière du devenir.

Trois en une, changeante comme la lune, et pourtant toujours Une.

Femme.
Mère, Sœur, Amante, Compagne, Initiatrice.
Femme.
Bouclier, Fourreau, Chaudron, Grotte, Source.
Femme.
Brillante le jour, Sombre la nuit.
Brillante la nuit, Sombre le jour.
Selon les besoins des siens.

Créer sans cesse. Détruire autant.
Donner sans compter. Engloutir autant.
Donner la vie à un enfant, un projet, un royaume, une recette…
Détruire ce qui doit se transformer. Faire place nette pour que le futur advienne.
Enfanter, avaler.
Nourrir, porter ; courir, chanter.
Démembrer, ensevelir ; digérer, épurer.
Plonger dans la fange, purifier.

Femme.
Passeuse.
Femme.
Danseuse.
Femme.
Dévoreuse.

Femme.
Sombrement lumineuse.
Femme.
Divinement ténébreuse.
Femme.
Concrètement rêveuse.

Femme.
Porte et Labyrinthe.
Femme.
Source et Puits sans fond.
Femme.
Refuge et Mise à l’épreuve.

Trois âges.
Jeune, Mère et Vieille.
Deux visages.
Ténèbres et lumière.
Une.
Déesse.

 

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Elle est la pierre qui recèle le diamant en formation,
Elle est la branche qui porte le bourgeon en germination,
Elle est et le nid et l’oiselle qui couve.

Elle porte en elle un être à la fois familier et mystérieux,
Chair issue de sa chair et énergie vitale issue de l’univers,
Qui se mêlent dans le chaudron bouillonnant de son intériorité.

Elle n’est pas tant créatrice que réceptrice de cette force massive,
De cette magie souveraine, impérieuse, de cet enchantement miraculeux,
De cet enfant qui l’a investie et se crée lentement, délicatement.

Elle est honorée de cette mission sacrée de contenir, nourrir et chérir,
Cette étincelle de vie qui peu à peu prend forme et corps,
Pour venir découvrir le monde, s’émerveiller et l’émerveiller.

Elle est une mère qui va bientôt donner la vie,
Elle est une femme épanouie qui porte une femme en devenir,
Protégée par une femme divine, en une danse de la vie donnée,
Poupées russes de la féminité créatrice et protectrice.

Elle est portée autant qu’elle porte,
Elle est bercée autant qu’elle berce,
Elle sera guidée autant que guide,
Par son enfant en elle et la Déesse autour d’elle.

Elle est ainsi baignée d’un amour grand, noble, fondamental,
Infusée de la beauté du monde, nourrie de son élan vital,
Envahie d’un sentiment mêlé de paix et de bouleversement.

Transportée dans un tourbillon merveilleux,
Rejoignant la danse fugitive et éternelle,
Des mères aux ventres ronds et heureux.

Elle, c’est moi, et toutes les femmes à la fois.

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