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Posts Tagged ‘eau’

En Neved, sur le Menez Lokorn, la lumière appelée a dardé ses trois rayons sur les hommes assemblés et nourri la flamme du feu purificateur. Branches de sapin et d’if en offrande au feu : l’hiver se meurt. Le Mabon est honoré, jeune homme doré aux forces croissantes. Croissance de la Lumière qui éveille la Terre. La corne dressée appelle à l’activité, dans le secret de la terre l’œuf du serpent est trouvé. Les cendres du feu sont recueillies dans le chaudron, et l’assemblée se rend en AelYs, dans la clairière ouverte aux vents et entourée de prunelliers. Là les cendres sont confiées à la terre au centre du cercle, et dans les petits pots disposés autour. Chacun y sème les graines de la saison claire à venir, incarnation de ses espoirs, de ses désirs… Puis la jeune Déesse est honorée par les fleurs du printemps et les Eaux libérées de sous le manteau de la Vieille viennent nourrir les graines confiées à la Terre. Mais l’eau ne suffit pas, et le jeune Mabon est appelé à rejoindre la Déesse au-dessus des graines, pour leur apporter lumière et énergie. Enfin l’hydromel partagé et les libations viennent clore ces deux rituels qui n’en sont qu’un. De la colline aux dunes, avec les cendres de l’hiver venues nourrir le printemps comme lien tangible, l’équinoxe a été fêtée comme il se doit. Lumière de Neved sur la Terre d’AelYs, pour une célébration complice…

Alban-Eilir-2013-(1)

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La nouvelle rouelle de l’ADCS, Imbolc 2013, vient de sortir !
Téléchargez la Rouelle en cliquant sur l’image.

Au sommaire :

Éditorial par Llyriann

Eaux, Sources et Fontaines
page 2 : Voyage avec la rivière – Eber
page 4 : Alban Eilir et les Champs Golots – Almenwen
page 6 : Sources et fontaines – Viviane
page 9 : Eau de vie et Rigi Kaltbad – Kermailune
page 11 : Le Culte des fontaines en Charente – Armana
page 16 : Eau et Imbolc – Earawiel

Imbolc
page 20 : L’Envie de vivre – Witto
page 21 : Impressions de saison et Dans l’obscurité – Jillian
page 23 : Réflexion sur les huit bougies d’Imbolc – Alaudan

Coups de cœur
page 25 : Communiquer avec les arbres – War An Hent
page 26 : Oghams 2, Les Portes d’Or – Yavanna

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Sur la colline de Lokorn en Neved ou dans la clairière d’AelYs ; sous la pluie fine ou le soleil nouveau ; sous les frondaisons ou sous le ciel ; célébrer Imbolc, célébrer Brigit.

Célébrer aussi pour moi le début de ma cinquième année de rituels, puisque mon tout premier eut lieu pour Imbolc 2009 dans la clairière du Chêne…

Rituels calmes, feutrés, parés de fleurs et de joncs, et marqués pour moi par des images fortes, mais intérieures…

Brigit la grande Déesse, maîtresse de l’eau lustrale : femme à la haute stature, au port altier, en grand manteau et robe rouge au lourd drapé, les bras baissés vers nous. Et moi en écho qui baisse les bras vers la coupe pour transmettre la bénédiction de la Déesse, avant que nous nous purifiions et que je bénisse avec cette eau les croix de joncs et objets rituels, avant d’entamer une ronde de purification pour étendre cette lustration à tout le cercle et au-delà, au monde.

Offrir un nid de laine aux couleurs du lait et des bourgeons au centre du cercle de huit bougies.

Imbolc2013(2)

Brigit la jeune mère : eau ruisselant de sa tête et de ses épaules, tandis qu’elle porte dans ses bras l’enfant de lumière qu’elle a enfanté puis gardé près d’elle pendant 40 jours. Son cœur de lumière incarné. Maintenant il est assez fort pour commencer à donner et accompagner le réveil du printemps.

Offrir la promesse d’être à la fois la Mère aimante qui prend soin, berce et nourrit, et l’Enfant de Lumière qui s’épanouit et rayonne. Duo complémentaire, intégrer la capacité à s’aimer, se soigner, se nourrir, se bercer, sans attendre de l’extérieur, pour ensuite rayonner et donner aux miens. Accepter cette étape de solitude. Cesser d’attendre un guide, un gardien, une Mère, une aînée.

Cinq Imbolc, cinq pointes du pentacle pour aller vers la douceur et la lumière de la pomme, de Vénus, de cette chair douce et sucrée qui nourrit l’âme autant que le corps, de cette peau chaude et de ce cœur de mère qui bat doucement, de cette voix qui chante doucement et du cidre doux qui enivre juste ce qu’il faut. Tout cela n’est pas à chercher loin, tout cela je le porte en moi, il ne tient qu’à moi d’être l’Amour de la Mère pour l’Enfant de Lumière et l’Amour de l’Enfant pour le Monde, en écho comme une ronde. Car la Mère est dans le Monde, et l’Amour de l’Enfant lui revient grandit et la nourrit à son tour.

Larmes de joie, complétude.

Mais il ne faut pas s’arrêter là pour autant, le Chemin continue…

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Dans la caresse d’un vent doux, sous un ciel ensoleillé parsemé de nuages, la clairière d’AelYs a accueilli ses membres et invités, au cœur des prunelliers, sous la protection des deux ajoncs…

Le rituel a déroulé ses phases dans le calme et la concentration, sous l’égide de l’Eau de l’Ouest et du Soleil couchant.

Fruits et graines, récoltes de saison, et derniers épis en offrande à la Terre, remerciements à Rosmerta.

Puis vint le temps du Chaudron. Tout d’abord porteur de l’Eau-Miroir, où ceux qui le souhaitaient ont pu plonger leur regard pour faire face à eux-mêmes en ces temps de bilans et de réflexion. Ensuite porteur de l’Eau de la Dissolution, dans laquelle il était proposé de déposer symboliquement tout ce qui était devenu encombrant ou inutile. Le contenu du chaudron a par la suite rejoint le cours des eaux vives qui s’écoulent de la source d’Ana au grand chaudron de la baie, pour rejoindre l’Océan primordial.

Enfin ce fut le temps des échanges, de nourriture, de boisson… et de noisettes ! Et pas n’importe quelles noisettes : ramassées sous un noisetier surplombant une certaine source des Charentes, elles ont été confiée par trois à chacun des participants, avec pour suggestion d’en faire une offrande lors de leur prochaine rencontre avec une source…

Ainsi avons-nous passé les portes de l’automne en AelYs.

Regards en miroir, rencontres, échanges… dans la douceur du souffle d’Ael.

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C’est le début de la fin… de la fin du cycle.

Jour et nuit en équilibre pour bientôt basculer vers la saison sombre, le repos, l’intériorisation, le renouvellement, la germination.

Avant cela, il faut faire le point sur tout ce que l’on a récolté, sur la moisson de l’été engrangée. Et remercier les forces de vie appelée à l’équinoxe de printemps : eau et feu sur la terre, qui ont contribué à l’épanouissement de la nature et de ses fruits, ainsi qu’à notre épanouissement et notre vitalité intérieurs.

C’est le temps du soleil couchant, du reflet sur l’eau de ce feu apaisé de l’Ouest, qui nous appelle à nous tourner vers le grand Océan et les îles de l’Autre-Monde, qui seront le terrain des explorations intérieures de Samonios, bientôt. Pour l’instant l’eau nous berce, nous apaise, nous murmure l’apaisement des corps, le ralentissement des activités, et aussi le début de la purification avant le grand ménage de la Lune Noire. Commencer à déposer dans le courant de l’onde qui emporte ou dans l’eau du chaudron qui dissous les scories de la saison passée.

S’arrêter, s’asseoir et, regardant le soleil doucement s’enfoncer dans le chaudron de la grande mer, laisser peu à peu retomber les énergies de la saison claire, s’apaiser les élans, les envies.

Puis s’approcher du bassin de la source et prendre pour miroir la surface lisse de l’eau claire, pour se regarder longuement, sans jugement, tel que le cycle qui s’achève nous a transformé. Et déposer en retour trois noisettes pour le saumon de sagesse qui tourne sous la surface.

Entrer en repos, et s’apprêter à suivre le serpent vers les profondeurs… de l’eau, de la terre ? Peut-être des deux à la fois, car bientôt les eaux d’automne vont revenir au marais…

 

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La Femme triple

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un cri résonne dans la nuit.
Mère et fille, sous l’œil de la Déesse se découvrent.
Naissance
, début du premier cycle.

Au sein de la tribu, au cœur de la nature, l’Enfant grandit harmonieusement.

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un murmure parcourt l’assemblée des femmes.
La rivière rouge a ouvert les portes de la féminité sacrée.
Fertilité
, début du deuxième cycle.

La mère de sa mère l’accompagne à l’écart, vers l’étang rond des femmes, l’invite à se pencher pour contempler dans le miroir liquide son visage de Femme nouvelle auréolé de la lumière blonde de la lune et lui révèle le mystère des trois eaux de la Femme.

L’eau rouge de la lune, le sang sacré qui rythme la vie de la Vierge.
L’eau noire
de la matrice, la mer intérieure qui habite l’Enceinte et berce l’enfant.
L’eau blanche
du lait, le cordon nourricier qui relie la Mère à l’enfant.

Elle sourit, émerveillée, et vit sa vie de Vierge, rythmée par le retour du disque blanc et des eaux rouges.

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un chant de joie s’élève.
En elle une vie nouvelle s’est installée.
Maternité
, début du troisième cycle.

Enceinte, elle porte dans les eaux noires, puis Mère elle nourrit des eaux blanches son fils et sa fille.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un sourire triste accompagne un rire clair.
Les enfants s’éloignent du sein blanc où les eaux ont tari.
Sevrage
, fin du troisième cycle.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un soupir résigné.
Les eaux rouges ont reflué, l’influence de la Lune s’est éloignée.
Stérilité
, fin du deuxième cycle.

Seule, elle retourne à l’étang sacré pour contempler le visage de la Vieille qu’elle est devenue et accepter le nouveau rôle qui désormais lui incombe.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un dernier souffle passe ses lèvres.
La fille devenue Femme confie au giron noir de la Déesse la destinée de sa mère.
Mort
, fin du premier cycle.

Trois temps pour la femme, Enfant, Femme et Vieille, ponctués par le flux et le reflux de l’influence de la lune.
Trois eaux pour la Femme qui vibre de Vie.
Trois visages pour la Déesse qui accompagne et protège.

Trois en une, différentes et pourtant unes, femmes changeantes comme la Lune…

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