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À la lueur de la Lune ronde et dorée, un cri résonne dans la nuit.
Mère et fille, sous l’œil de la Déesse Belisama se découvrent.
Naissance
, début du premier cycle.

Au sein de la tribu, au cœur de la nature, l’Enfant grandit harmonieusement.

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un murmure parcourt l’assemblée des femmes.
La rivière rouge a ouvert les portes de la féminité sacrée.
Fertilité
, début du deuxième cycle.

La mère de sa mère l’accompagne à l’écart, vers l’étang rond des femmes, l’invite à se pencher pour contempler dans le miroir liquide son visage de Femme nouvelle auréolé de la lumière blonde de la lune et lui révèle le mystère des trois eaux de la Femme.

L’eau rouge de la lune, le sang sacré qui rythme la vie de la Vierge.
L’eau noire
de la matrice, la mer intérieure qui habite l’Enceinte et berce l’enfant.
L’eau blanche
du lait, le cordon nourricier qui relie la Mère à l’enfant.

Elle sourit, émerveillée, et vit sa vie de Vierge, rythmée par le retour du disque blanc et des eaux rouges, sous l’ombre protectrice de la Déesse Dahut.

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un chant de joie s’élève.
En elle une vie nouvelle s’est installée.
Maternité
, début du troisième cycle.

Enceinte, elle porte dans les eaux noires, puis Mère elle nourrit des eaux blanches son fils et sa fille.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un sourire triste accompagne un rire clair.
Les enfants s’éloignent du sein blanc où les eaux ont tari.
Sevrage
, fin du troisième cycle.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un soupir résigné.
Les eaux rouges ont reflué, l’influence de la Lune s’est éloignée.
Stérilité
, fin du deuxième cycle.

Seule, elle retourne à l’étang sacré pour contempler le visage de la Vieille qu’elle est devenue et accepter le nouveau rôle qui désormais lui incombe.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un dernier souffle passe ses lèvres.
La fille devenue Femme confie au giron noir de la Déesse Ahès la destinée de sa mère.
Mort
, fin du premier cycle.

Trois temps pour la femme, Enfant, Femme et Vieille, ponctués par le flux et le reflux de l’influence de la lune.
Trois eaux pour la Femme qui vibre de Vie, tour à tour Vierge, Enceinte et Mère.
Trois visages pour les Déesses qui accompagnent et protègent.

Trois en une, différentes et pourtant unes, femmes changeantes comme la Lune…

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Femme…

Ses pieds s’enracinent dans la terre profonde. Ses jambes sont les piliers et ses bras forment la charpente de la demeure protectrice. Ses hanches sont le chaudron de vie puissant au fond duquel se trouve la porte de l’autre monde. Ses seins sont la source vive qui jaillit pour nourrir les hommes. Ses mains caressent et modèlent. Son sourire est lumière, son rire chanson de vie. Ses yeux sont le miroir des âmes. Sa chevelure est antenne frémissante à l’écoute de l’awen.

Assise sur les épaules de sa mère,
elle porte sa fille vers la lumière du devenir.

Trois en une, changeante comme la lune, et pourtant toujours Une.

Femme.
Mère, Sœur, Amante, Compagne, Initiatrice.
Femme.
Bouclier, Fourreau, Chaudron, Grotte, Source.
Femme.
Brillante le jour, Sombre la nuit.
Brillante la nuit, Sombre le jour.
Selon les besoins des siens.

Créer sans cesse. Détruire autant.
Donner sans compter. Engloutir autant.
Donner la vie à un enfant, un projet, un royaume, une recette…
Détruire ce qui doit se transformer. Faire place nette pour que le futur advienne.
Enfanter, avaler.
Nourrir, porter ; courir, chanter.
Démembrer, ensevelir ; digérer, épurer.
Plonger dans la fange, purifier.

Femme.
Passeuse.
Femme.
Danseuse.
Femme.
Dévoreuse.

Femme.
Sombrement lumineuse.
Femme.
Divinement ténébreuse.
Femme.
Concrètement rêveuse.

Femme.
Porte et Labyrinthe.
Femme.
Source et Puits sans fond.
Femme.
Refuge et Mise à l’épreuve.

Trois âges.
Jeune, Mère et Vieille.
Deux visages.
Ténèbres et lumière.
Une.
Déesse.

 

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La Femme triple

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un cri résonne dans la nuit.
Mère et fille, sous l’œil de la Déesse se découvrent.
Naissance
, début du premier cycle.

Au sein de la tribu, au cœur de la nature, l’Enfant grandit harmonieusement.

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un murmure parcourt l’assemblée des femmes.
La rivière rouge a ouvert les portes de la féminité sacrée.
Fertilité
, début du deuxième cycle.

La mère de sa mère l’accompagne à l’écart, vers l’étang rond des femmes, l’invite à se pencher pour contempler dans le miroir liquide son visage de Femme nouvelle auréolé de la lumière blonde de la lune et lui révèle le mystère des trois eaux de la Femme.

L’eau rouge de la lune, le sang sacré qui rythme la vie de la Vierge.
L’eau noire
de la matrice, la mer intérieure qui habite l’Enceinte et berce l’enfant.
L’eau blanche
du lait, le cordon nourricier qui relie la Mère à l’enfant.

Elle sourit, émerveillée, et vit sa vie de Vierge, rythmée par le retour du disque blanc et des eaux rouges.

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un chant de joie s’élève.
En elle une vie nouvelle s’est installée.
Maternité
, début du troisième cycle.

Enceinte, elle porte dans les eaux noires, puis Mère elle nourrit des eaux blanches son fils et sa fille.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un sourire triste accompagne un rire clair.
Les enfants s’éloignent du sein blanc où les eaux ont tari.
Sevrage
, fin du troisième cycle.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un soupir résigné.
Les eaux rouges ont reflué, l’influence de la Lune s’est éloignée.
Stérilité
, fin du deuxième cycle.

Seule, elle retourne à l’étang sacré pour contempler le visage de la Vieille qu’elle est devenue et accepter le nouveau rôle qui désormais lui incombe.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un dernier souffle passe ses lèvres.
La fille devenue Femme confie au giron noir de la Déesse la destinée de sa mère.
Mort
, fin du premier cycle.

Trois temps pour la femme, Enfant, Femme et Vieille, ponctués par le flux et le reflux de l’influence de la lune.
Trois eaux pour la Femme qui vibre de Vie.
Trois visages pour la Déesse qui accompagne et protège.

Trois en une, différentes et pourtant unes, femmes changeantes comme la Lune…

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Elle est la pierre qui recèle le diamant en formation,
Elle est la branche qui porte le bourgeon en germination,
Elle est et le nid et l’oiselle qui couve.

Elle porte en elle un être à la fois familier et mystérieux,
Chair issue de sa chair et énergie vitale issue de l’univers,
Qui se mêlent dans le chaudron bouillonnant de son intériorité.

Elle n’est pas tant créatrice que réceptrice de cette force massive,
De cette magie souveraine, impérieuse, de cet enchantement miraculeux,
De cet enfant qui l’a investie et se crée lentement, délicatement.

Elle est honorée de cette mission sacrée de contenir, nourrir et chérir,
Cette étincelle de vie qui peu à peu prend forme et corps,
Pour venir découvrir le monde, s’émerveiller et l’émerveiller.

Elle est une mère qui va bientôt donner la vie,
Elle est une femme épanouie qui porte une femme en devenir,
Protégée par une femme divine, en une danse de la vie donnée,
Poupées russes de la féminité créatrice et protectrice.

Elle est portée autant qu’elle porte,
Elle est bercée autant qu’elle berce,
Elle sera guidée autant que guide,
Par son enfant en elle et la Déesse autour d’elle.

Elle est ainsi baignée d’un amour grand, noble, fondamental,
Infusée de la beauté du monde, nourrie de son élan vital,
Envahie d’un sentiment mêlé de paix et de bouleversement.

Transportée dans un tourbillon merveilleux,
Rejoignant la danse fugitive et éternelle,
Des mères aux ventres ronds et heureux.

Elle, c’est moi, et toutes les femmes à la fois.

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