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Posts Tagged ‘feu’

18 juin

Éclat de voix, éclat de rire,
Chansons, pas de danse et sourires,
Feu de joie, feu de cuisson,
Viandes grillées et douces boissons,
Chaleur humaine, partage et communion,
Voici venir bientôt l’acmé de la claire saison !
Temps du solstice, grande fête des feux,
Hommage à Bel rayonnant et radieux,
Préparez fûts de bois, fûts de bière,
Ourdissez tonnelets, tournebroches et prières !
Bientôt, très bientôt, la plus longue journée,
Va unir à nouveau les hommes pour fêter l’été !

22 juin

Témoignage du solstice…

Feux pétillants, feux dansants,
Lumières miroitantes dans la nuit,
Flammes humaines, flammes néant,
Cœurs ouverts sur le divin qui luit.

Crépitements, braises et charbons,
Cendres brûlantes volant comme neige,
D’un feu à l’autre passe le brandon,
Dans l’aube d’une nuit qui s’abrège.

Feux souterrains, feux célestes,
Feux de ce monde et de l’autre,
Qui la force des Déités manifestent,

Feux sacrificiels, feux créateurs,
Feux expressifs, feux secrets,
Qui des hommes révèlent le véritable cœur,

Rayonnement qui transporte,
Rayonnement qui inspire,
Rayonnement qui épuise.

Huit feux divins et le feu des hommes,
Dans le cercle sacré au fond des bois,
Inspiration de l’instant, les chants résonnent,
Communion des présents, actes de foi…

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La Veillée

Nature engourdie par le froid, hommes et femmes saisis par l’effroi.
Feu ardent, braises scintillantes dans la nuit de néant qui s’approche,
Souffle d’or ténu, vent chaud depuis les fondations d’ombre du chaudron qui peu à peu s’effondre,
Germe luminescent promesse de croissance renouvelée !

Veillée de la tribu autour de la chaleur du foyer, de sa lumière ambrée.
Chants du tréfond des cœurs, chassent les doutes et la peur,
Mélopées de l’esprit inspiré, murmures des enfants émerveillés,
Les voix des hommes vers Bélénos s’élèvent, lui font honneur !

Souvenirs des temps anciens, mémoire des vieux chemins,
De bouche à oreille la tradition se perpétue, se transmet, se transforme…
L’inspiration tétue, l’Awen se fait ténu, se faufile et en douceur la modèle.
Ainsi vivifiée, elle nourrit la reliance, ajuste les déviances.

Tandis qu’au-dehors l’ombre se fait dense,
Dans les maisons des hommes les flammes dansent.
Brûle avec ardeur,
Feu qui réchauffe nos cœurs !

Tandis que les conteurs se relaient,
Pour dire légendes et secrets,
Les œuvres des mains habiles,
Incarnent délicatement le subtil.

Au creux des oreilles,
Se pose la merveille,
Les mots de douceur,
Qui éloignent la peur…

Au creux des mains,
Germent les motifs,
Sur le cuir, le satin,
Fils de l’esprit vif…

Parlez, récitez, chantez !
Inspirante est la veillée…
Filez, sculptez, brodez !
Créative est la veillée…

Pour le plaisir des enfants émerveillés,
Longue et chaleureuse est la veillée…

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Au cœur de la nuit, le vigile s’est installé. Épée de la vigilance en main, il a veillé, guettant le premier rayon du soleil levant. Autour de lui, s’est déposée la rosée précieuse, l’eau magique du solstice glissant goutte à goutte de la coupe translucide de la Déesse, l’eau de vie qui confère aux plantes gorgées de l’énergie solaire la puissance de guérison et de magie. Il a accueilli l’aube de ce jour le plus long, enfin il a levé son épée pour saluer l’éclat de ce premier rayon.

Hommes et femmes se sont réunis pour allumer les feux et honorer Grannos, le Mabon devenu homme dans la plénitude de sa puissance, de son désir ardent, de sa réalisation. Malgré la pluie, le feu a jailli, encouragé par la fée du sud, la discrète salamandre, il a fait danser ses flammes oranges, il a bravé la bruine pénétrante et fait fumer les robes gorgées d’eau…

Et dans ces feux, ils ont achevé le sacrifice du hêtre de mai en offrant aux flammes les branches prélevées à Beltaine, lors de la plantation de l’arbre sur la place du village…

Ils ont cueillis les plantes sacrées et réalisé les bouquets du solstice. Ils ont appelé sur eux la bénédiction d’Airmid au manteau vert, au blanc visage, au regard doux, lui demandant de relier ces plantes à leur place sur son manteau, pour qu’elles protègent de leur pouvoir de guérison leurs foyers respectifs.

Ils ont fait offrandes de chants, de laines aux couleur solaires, d’hydromel, de prières. Ils ont guetté en eux l’écho de la chaleur du soleil caché derrière le voile des nuages, ils l’ont saisi dans la joie de se trouver réunis, dans la chaleur du feu, dans l’expansion de leur cœur…

Ils ont demandé protection pour les abeilles, petites messagères du sacré qui offrent le miel et pollinisent les plantes, versant en offrande leur part d’hydromel, juste retour de leur travail…

Enfin ils ont évoqué le germe de l’obscurité, la descente vers le solstice d’hiver et l’ombre de la roue, qui commence alors même que le soleil est dans sa gloire, rappelant le cycle perpétuel avec son flux et reflux en spirale… Et en écho de ces mots, ils ont offert au feu les deux cerneaux d’une noix, pour les deux moitiés de l’année, montante et descendante…

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En Neved, sur le Menez Lokorn, la lumière appelée a dardé ses trois rayons sur les hommes assemblés et nourri la flamme du feu purificateur. Branches de sapin et d’if en offrande au feu : l’hiver se meurt. Le Mabon est honoré, jeune homme doré aux forces croissantes. Croissance de la Lumière qui éveille la Terre. La corne dressée appelle à l’activité, dans le secret de la terre l’œuf du serpent est trouvé. Les cendres du feu sont recueillies dans le chaudron, et l’assemblée se rend en AelYs, dans la clairière ouverte aux vents et entourée de prunelliers. Là les cendres sont confiées à la terre au centre du cercle, et dans les petits pots disposés autour. Chacun y sème les graines de la saison claire à venir, incarnation de ses espoirs, de ses désirs… Puis la jeune Déesse est honorée par les fleurs du printemps et les Eaux libérées de sous le manteau de la Vieille viennent nourrir les graines confiées à la Terre. Mais l’eau ne suffit pas, et le jeune Mabon est appelé à rejoindre la Déesse au-dessus des graines, pour leur apporter lumière et énergie. Enfin l’hydromel partagé et les libations viennent clore ces deux rituels qui n’en sont qu’un. De la colline aux dunes, avec les cendres de l’hiver venues nourrir le printemps comme lien tangible, l’équinoxe a été fêtée comme il se doit. Lumière de Neved sur la Terre d’AelYs, pour une célébration complice…

Alban-Eilir-2013-(1)

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Désir de remerciement.

Création en couple d’une offrande commune : laine et bois, tressage et peinture, pierre trouvée et encens.


Rituel domestique guidé par l’inspiration : cercle de farine ; pierre ronde, encens, couteau et coupe d’eau ; bougie centrale ; le ciel noir comme toit de notre espace sacré ouvert au vent et aux rumeurs de la nuit…


 

Tête voilée, en toute humilité, quelques mots murmurés dans l’intimité :

 

Écoute-nous Ô Morrigan, entends notre voix, accepte nos offrandes et regarde-nous.

Toi la Grande Reine, la Dame aux Corneilles, Noire Déesse au vaste regard, la Passeuse d’âmes aux pouvoirs anciens.

Toi qui a su lire dans nos cœurs, dans nos destins, et a répondu à mon appel par le biais de ta fille Valiel.

 

Sous le regard de la Lune Noire, au sein de ce cercle sacré, par le feu, l’eau, la terre et le vent, nous te remercions de ta clairvoyance, de tes conseils, de tes mots qui ont su nous ouvrir les yeux sur nos désirs profonds, nous éclairer sur le chemin du véritable épanouissement pour nous, notre couple et notre famille.

Nous te sommes profondément reconnaissants et nous te prions d’accepter ces quelques offrandes, symbole de notre créativité, joie et harmonie retrouvées, qui seront ensuite brûlées dans les flammes de notre foyer, feu de bois dansant que nous souhaitons ardemment retrouver au cœur de la maison vers laquelle tu as guidé nos pas.

Puisses-tu nous accompagner de ta bienveillance sur ces nouvelles terres…


Instants de recueillement dans le silence relatif de la ville, puis retour près du foyer, où l’offrande gaiement brûla dans les flammes…


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En reprenant les trames des rituels d’Imbolc des années passées pour commencer à réfléchir aux offrandes pour la cérémonie à venir, je suis tombée sur un texte que j’avais écrit après le rituel et que je n’ai pas partagé en ces lieux…

Alors le voici, souvenirs émus des premières retrouvailles en clairière après la naissance de ma lutine :

 

Feu et eau

 

Sang et larme

Braise et glace

Instant fugace

Qui me désarme


Purification par le plongeon dans l’eau douce de la rivière, par l’étreinte glacée de la neige, par la caresse des flammes, l’empreinte des braises sur la peau pâle.

Hommage à la Dame au vert manteau, à la Déesse des feux et des eaux.

C’est aujourd’hui le temps d’Imbolc. Temps des naissances, des lustrations. Ciel de lait, rivière de neige fondue, herbe tendre.

Printemps renaissant, bourgeons hésitants des primevères dans les champs.

Jeune Mabon porté par la mère divine écarte les nuages et nous réchauffe encore timidement. Bientôt viendra son temps, son épanouissement, pour l’instant il est promesse d’un renouveau imminent.

Croix de joncs verts, lait de femme, beurre frais sur le pain chaud, poème par la dame inspiré : offrandes librement consenties, déposées dans la chaleur des cœurs enfin réunis.

Retrouvailles après un long hiver, mûrissement et éclosion des bourgeons de la clairière, aujourd’hui présentés à la Dame et aux Gardiens. Deux petits d’homme, symboles malicieux du renouveau, lutin et lutine porteurs d’avenir.

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