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La nouvelle rouelle de l’ADCS, Imbolc 2013, vient de sortir !
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Au sommaire :

Éditorial par Llyriann

Eaux, Sources et Fontaines
page 2 : Voyage avec la rivière – Eber
page 4 : Alban Eilir et les Champs Golots – Almenwen
page 6 : Sources et fontaines – Viviane
page 9 : Eau de vie et Rigi Kaltbad – Kermailune
page 11 : Le Culte des fontaines en Charente – Armana
page 16 : Eau et Imbolc – Earawiel

Imbolc
page 20 : L’Envie de vivre – Witto
page 21 : Impressions de saison et Dans l’obscurité – Jillian
page 23 : Réflexion sur les huit bougies d’Imbolc – Alaudan

Coups de cœur
page 25 : Communiquer avec les arbres – War An Hent
page 26 : Oghams 2, Les Portes d’Or – Yavanna

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Sur la colline de Lokorn en Neved ou dans la clairière d’AelYs ; sous la pluie fine ou le soleil nouveau ; sous les frondaisons ou sous le ciel ; célébrer Imbolc, célébrer Brigit.

Célébrer aussi pour moi le début de ma cinquième année de rituels, puisque mon tout premier eut lieu pour Imbolc 2009 dans la clairière du Chêne…

Rituels calmes, feutrés, parés de fleurs et de joncs, et marqués pour moi par des images fortes, mais intérieures…

Brigit la grande Déesse, maîtresse de l’eau lustrale : femme à la haute stature, au port altier, en grand manteau et robe rouge au lourd drapé, les bras baissés vers nous. Et moi en écho qui baisse les bras vers la coupe pour transmettre la bénédiction de la Déesse, avant que nous nous purifiions et que je bénisse avec cette eau les croix de joncs et objets rituels, avant d’entamer une ronde de purification pour étendre cette lustration à tout le cercle et au-delà, au monde.

Offrir un nid de laine aux couleurs du lait et des bourgeons au centre du cercle de huit bougies.

Imbolc2013(2)

Brigit la jeune mère : eau ruisselant de sa tête et de ses épaules, tandis qu’elle porte dans ses bras l’enfant de lumière qu’elle a enfanté puis gardé près d’elle pendant 40 jours. Son cœur de lumière incarné. Maintenant il est assez fort pour commencer à donner et accompagner le réveil du printemps.

Offrir la promesse d’être à la fois la Mère aimante qui prend soin, berce et nourrit, et l’Enfant de Lumière qui s’épanouit et rayonne. Duo complémentaire, intégrer la capacité à s’aimer, se soigner, se nourrir, se bercer, sans attendre de l’extérieur, pour ensuite rayonner et donner aux miens. Accepter cette étape de solitude. Cesser d’attendre un guide, un gardien, une Mère, une aînée.

Cinq Imbolc, cinq pointes du pentacle pour aller vers la douceur et la lumière de la pomme, de Vénus, de cette chair douce et sucrée qui nourrit l’âme autant que le corps, de cette peau chaude et de ce cœur de mère qui bat doucement, de cette voix qui chante doucement et du cidre doux qui enivre juste ce qu’il faut. Tout cela n’est pas à chercher loin, tout cela je le porte en moi, il ne tient qu’à moi d’être l’Amour de la Mère pour l’Enfant de Lumière et l’Amour de l’Enfant pour le Monde, en écho comme une ronde. Car la Mère est dans le Monde, et l’Amour de l’Enfant lui revient grandit et la nourrit à son tour.

Larmes de joie, complétude.

Mais il ne faut pas s’arrêter là pour autant, le Chemin continue…

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La nouvelle rouelle de l’ADCS, Imbolc 2012, vient de sortir !

  

 

Au sommaire :

Editorial : Deruos

Imbolc
page 2 : Brigit, femme de sagesse et Imbolc – Viviane
page 4 : La Bougie et Poème d’Imbolc – Satinka
page 6 : Brigantia, déesse d’Imbolc – Caillin Blaa
page 7 : Le retour de Bride, Imbolc et Ode à Brigitte – Earawiel
page 10 : Imbolc – Dercos
page 11 : Bride – Kermailune
page 13 : Bavardages de saison – Eber
page 16 : Vivre le feu d’Imbolc – Llyriann

En parallèle…
page 19 : Galungan, Bali si loin si proche – Satinka

Coups de cœur
page 22 : Les éléments du Barde et Les Gaulois à petit pas – Astur
page 24 : La Prophétie des runes – Kermailune

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La journée était très belle, presque chaude pour un jour d’Imbolc. J’avais mis ma robe en laine, et sur une impulsion, des tennis et des grosses chaussettes. Bien m’en a pris… Nous étions à la recherche d’une grotte recensée dans un ouvrage,  la grotte de Las Popetas, un endroit autrefois visité par les nourrices et les femmes allaitantes parce que l’eau, probablement très calcaire, formait des concrétions ressemblant fort à des tétons. Les indications de l’ouvrage complétées par une visite dans un commerce local (« Mais vous êtes sûrs de vouloir y aller ? Parce que c’est plus débroussaillé régulièrement et sans faucille vous allez avoir du mal… »), on se mit en quête.

Oui, on était sûrs, après tout on avait fait pas mal de route (près de 2h pour ma part) pour venir visiter cet endroit. On trouva assez vite le cours d’eau, qui longe la route, mais franchement en contrebas, puis après quelques tentatives d’approche, on cru apercevoir (et plus sûrement entendre) la chute d’eau qui est réputée se trouver juste à côté de la grotte. Le tout presqu’entièrement masqué par des arbustes, de la broussaille, voire de véritables ronciers par endroit… A priori impossible de descendre, d’abord à cause de la pente (en fait presque verticale), ensuite de la végétation. La petite troupe était prête à battre en retraite, mais je ne l’entendais pas de cette oreille.

J’avais repéré un peu plus en amont un endroit où l’on pouvait traverser le cours d’eau et entrevu le départ d’un semblant de sentier. Je m’y rends, suis le sentier et le quitte au bout d’un moment, puisqu’il prenait une direction qui m’éloignait de mon objectif. Au jugé, je m’enfonce entre les arbres, bataille un peu avec les ronces, essayant de me rapprocher au mieux de l’endroit où l’on entend la chute d’eau.

Puis, soudain, j’arrive au bord d’un talus qui descend assez abruptement, le pendant de celui qui nous avait arrêtés au bord de la route, et dans la masse de la végétation, se dessine comme un « tunnel ». Pour descendre, pas d’autre moyen que de passer par là. Je fais fi de ma robe en laine et m’accroupis pour descendre les pieds en avant, me raccrochant de mon mieux aux branches pour ne pas glisser jusqu’en bas sur la boue. Des pieux placés à intervalles réguliers m’aident et m’indiquent que j’ai bien trouvé probablement l’ancien accès à la grotte. Sans doute y avait-il des cordes accrochées aux piquets qui permettaient de descendre sans trop de mal. Mais cela fait bien longtemps que personne n’est passé par là… Enfin je sors de mon tunnel pour émerger sur la pente au-dessus de la rivière, je vois la chute d’eau et devine la grotte derrière un épaulement sur ma droite. Je hèle mes compagnons et leur donne les indications pour venir me rejoindre. J’attends pour descendre, car je ne suis pas sûre de pouvoir remonter seule la dernière pente boueuse sans rien pour s’agripper…

Après un moment que j’ai mis à profit pour savourer la quiétude du lieu en solitude, ils m’ont rejointe et j’entame la descente vers la grotte, en compagnie. Nous découvrons alors une première niche, et puis l’entrée proprement dite. L’approche n’est pas aisée, les pierres moussues et humides sont très glissantes, mais l’endroit vaut l’effort. En effet, des dizaines de petites stalactites ressemblant à des tétons couvrent le plafond, des gouttes d’eau tombent sur nous de toutes parts, le sol est en partie recouvert par une mare. La grotte n’est pas très grande, et forme vers le fond un petit coude qui isole comme un autel, un renfoncement intime. Nous recueillons de l’eau dans une bouteille en verre, goutte à goutte tombée du plafond.

Au bout d’un moment notre mac-fuirmid remonte vers le bois relayer Armana restée avec les enfants, pour qui la descente est trop ardue. Elle me rejoint dans la grotte. Nous demeurons un  moment seules, entre femmes dans ce lieu ô combien féminin, adressant nos prières, procédant à des actes rituels, nous imprégnant de l’essence de ce lieu, de l’eau qui ruisselle sur nos épaules, sur nos têtes, qui baigne nos pieds. Lustration d’Imbolc, par l’eau nourricière, l’eau réputée aider celles qui donnent leur lait pour nourrir leurs petits. Le temps semble se suspendre, l’air est intense, comme chargé de sens.

Nous sommes bien là dans le ventre de la terre, baignées de l’eau de la Déesse, communiant avec la fraîcheur, l’ineffable… Les mots me manquent pour exprimer ce que fut ce moment passé dans la grotte, et pourtant je n’ai pas l’habitude de manquer de mots…

J’espère pouvoir y retourner et apporter une offrande à la hauteur de ce que ce lieu nous a donné, en remerciement et pour honorer la Déesse qui s’est tenue là, au creux de la roche, au fond de la grotte, comme un portrait inscrit dans la pénombre, puissante et bienveillante…

La remontée ensuite nous laissa déjà fatigués alors même que nous n’avions pas encore ritualisé pour Imbolc. Il était temps de manger, de reprendre des forces après cette quête, et nous nous installâmes en bordure de champs pour pique-niquer, non loin de là, entendant encore le chant de la rivière.

Après une collation qui nous redonna des forces, après la confection des croix de Brigitte, le temps fut venu du rituel.

Hommage à Brigantia ; lustration grâce à l’eau recueillie dans la grotte ; offrandes à la mère présentant son fils lumineux : bougies, poème, lait et miel ; purification par les eaux d’Imbolc des croix de Brigitte et des outils de rituel, notamment bougies, amenés par les participants ; appel au renouveau du printemps, à l’éclosion des forces de vie ; danse des directions ; hommages à l’esprit du lieu, aux gardiens, appel à la paix ; purifications ; prière des druides, awen… le rituel déroula son chant sans accrocs, dans la paix de ce lieu des eaux.

Nous eûmes comme d’habitude du mal à nous quitter, à quitter la bulle d’échange fraternel créée, retissée entre les membres de la clairière. Mais la roue de l’année tourne imperturbablement, et nous nous retrouverons bientôt…

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Le numéro d’Imbolc de La Rouelle, le bulletin trimestriel de l’Assemblée druidique du Chêne et du Sanglier est désormais en ligne. La thématique cette fois-ci est le polythéisme, et nous inaugurons une rubrique permanente sur les arbres de saison.

Je m’occupe de sa correction et de la mise en page, alors si vous voyez des erreurs ou si avez des suggestions à me faire, surtout n’hésitez pas ! Je suis preneuse de toutes les critiques constructives…

Cliquez sur l’image pour le télécharger (en .pdf) :

 

https://i2.wp.com/farm6.static.flickr.com/5300/5444801142_ae90106105.jpg

Bonne lecture !

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En reprenant les trames des rituels d’Imbolc des années passées pour commencer à réfléchir aux offrandes pour la cérémonie à venir, je suis tombée sur un texte que j’avais écrit après le rituel et que je n’ai pas partagé en ces lieux…

Alors le voici, souvenirs émus des premières retrouvailles en clairière après la naissance de ma lutine :

 

Feu et eau

 

Sang et larme

Braise et glace

Instant fugace

Qui me désarme


Purification par le plongeon dans l’eau douce de la rivière, par l’étreinte glacée de la neige, par la caresse des flammes, l’empreinte des braises sur la peau pâle.

Hommage à la Dame au vert manteau, à la Déesse des feux et des eaux.

C’est aujourd’hui le temps d’Imbolc. Temps des naissances, des lustrations. Ciel de lait, rivière de neige fondue, herbe tendre.

Printemps renaissant, bourgeons hésitants des primevères dans les champs.

Jeune Mabon porté par la mère divine écarte les nuages et nous réchauffe encore timidement. Bientôt viendra son temps, son épanouissement, pour l’instant il est promesse d’un renouveau imminent.

Croix de joncs verts, lait de femme, beurre frais sur le pain chaud, poème par la dame inspiré : offrandes librement consenties, déposées dans la chaleur des cœurs enfin réunis.

Retrouvailles après un long hiver, mûrissement et éclosion des bourgeons de la clairière, aujourd’hui présentés à la Dame et aux Gardiens. Deux petits d’homme, symboles malicieux du renouveau, lutin et lutine porteurs d’avenir.

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