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Posts Tagged ‘lumière’

Voir s’apaiser
La colère

Voir s’éveiller
La lumière

Voir s’épanouir
La beauté

Dans la brume insolite du carrefour,
Deviner de la joie à venir les contours.

Humer l’extase de la libération,
Regarder se défaire le cocon.

Accompagner premiers pas hésitants,
Enfin lâcher la main de l’Enfant.

Richesse du cœur rayonnant,
Des ailes moirées du papillon,
De la cape rouge de velours…

Avec tout mon amour, à Celle qui se reconnaîtra…

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En Neved, sur le Menez Lokorn, la lumière appelée a dardé ses trois rayons sur les hommes assemblés et nourri la flamme du feu purificateur. Branches de sapin et d’if en offrande au feu : l’hiver se meurt. Le Mabon est honoré, jeune homme doré aux forces croissantes. Croissance de la Lumière qui éveille la Terre. La corne dressée appelle à l’activité, dans le secret de la terre l’œuf du serpent est trouvé. Les cendres du feu sont recueillies dans le chaudron, et l’assemblée se rend en AelYs, dans la clairière ouverte aux vents et entourée de prunelliers. Là les cendres sont confiées à la terre au centre du cercle, et dans les petits pots disposés autour. Chacun y sème les graines de la saison claire à venir, incarnation de ses espoirs, de ses désirs… Puis la jeune Déesse est honorée par les fleurs du printemps et les Eaux libérées de sous le manteau de la Vieille viennent nourrir les graines confiées à la Terre. Mais l’eau ne suffit pas, et le jeune Mabon est appelé à rejoindre la Déesse au-dessus des graines, pour leur apporter lumière et énergie. Enfin l’hydromel partagé et les libations viennent clore ces deux rituels qui n’en sont qu’un. De la colline aux dunes, avec les cendres de l’hiver venues nourrir le printemps comme lien tangible, l’équinoxe a été fêtée comme il se doit. Lumière de Neved sur la Terre d’AelYs, pour une célébration complice…

Alban-Eilir-2013-(1)

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Percée

Percée


Nouveau thème, et encore un nouveau « processus » de création. Cette fois, quand j’ai lu le mot « Percée », je me suis tout de suite vue « percée », mais par quoi ? Et puis alors je me suis demandé quel sens Valiel avait en tête : le sens d’avancée dans quelque chose (percée créative), ou de trouée dans un lieu (percée en forêt) ou plus prosaïquement, de percement ? Puis j’ai arrêté de m’interroger, en me disant que le mieux était de laisser ouvert.

Et puis avant-hier, en repensant au dessin qui me restait à faire, j’ai tout à coup réalisé que ce terme de « percée » renvoyait très précisément à une vision que j’avais eu mardi dernier. Et là j’ai su que c’était cela bien sûr que je devais dessiner. Dont acte aujourd’hui. J’ai fait au plus simple, plus « schématique ». Sans livrer l’ensemble de la vision, assez personnelle, je vais quand même vous donner quelques éléments pour comprendre ce qui est représenté.
Cela se passe au milieu d’un bois, dans une clairière qui vient de subir un incendie, d’où le sol noir, recouvert de cendres. Je suis arrivée là sous forme de pluie pour éteindre l’incendie, puis des jeunes pousses ont tout de suite émergée dans ce sol fertilisé par la cendre et humide, sous l’encouragement d’un soleil printanier. J’ai repris forme humaine pour grimper à l’une d’elle qui montait très vite, et alors que je posais mes mains sur la tige pour grimper, une pousse m’a traversé la main et l’a immobilisée. Puis très vite, c’est mon corps tout entier qui s’est trouvé transpercé. J’étais littéralement empalée sur la tige qui continuait à croître, et mon énergie vitale s’est transmise à elle, sang et sève mêlés. Alors ma conscience s’est transférée dans la tige qui montait en fait vers une source lumineuse très pure (mais qui n’était pas le soleil). Dès que la feuille la plus haute de la tige a touché la boule lumineuse, la lumière est descendue par la tige à la vitesse de l’éclair, pour frapper le sol et se répandre dans la forêt, faisant pousser fleurs odorantes et multicolores, et donnant à l’ensemble du bois une « lumière » intérieure, un éclat nouveau.
Le moment représenté sur le dessin est l’instant précis où la tige touche la lumière. Il y a une sorte de « flash » à l’endroit du contact, prémisse de l’éclair qui va descendre.

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Légèreté

Après avoir suivi les débuts de cette aventure de loin, j’ai décidé de rejoindre les Chemins de Lumière animés par Valiel (pour en savoir plus, c’est par ici).

Le thème de la première semaine était « Légèreté ».

J’avais déjà choisi de ressortir mes pastels, et dès que j’ai lu le thème, j’ai tout de suite vu des tourbillons aériens, des couleurs claires, pastels justement comme on les appelle (et pourtant, il y en a très peu dans les boîtes de pastel, de ces couleurs-là, c’est tout un paradoxe !).

Quand j’ai pu enfin passer à l’action, j’ai commencé par prendre un bâton bleu clair et un vert clair, et faire de large cercles dans le sens solaire sur la feuille, créant un fond que j’ai ensuite estompé au pinceau, mêlant les deux couleurs.
Puis durant ce temps, l’image de deux ailes m’est venue, mais des ailes peu réalistes, « festonnées » comme les nuages stylisés des dessins d’enfant. Du coup, j’ai pris les deux autres bâtons que j’avais sélectionnés, rose clair et jaune poussin, et j’ai fait mes deux ailes, réalisant au passage que celle de droite avait quatre festons et celle de gauche, trois.
Puis je suis resté un moment. Il manquait un petit quelque chose. Et puis j’ai compris : il manquait le mouvement ascensionnel, et là le blanc s’est imposé, en deux spirales, toujours en sens solaire, vers le haut, une en dessous des ailes et l’autre au-dessus. Mais une fois achevée mes spirales, je me suis rendue compte qu’elles étaient « invisibles ». Pas grave, me suis-je dit, moi je sais qu’elles sont là, c’est tout ce qui compte. Et puis finalement, m’éloignant un peu de mon dessin, je les ai vu, sous un angle plus « rasant ». Révélées par un changement de point de vue. J’ai bien aimé cet effet involontaire et révélateur…

Du coup, je vous livre deux photos, une d’ensemble et une plus « rasante » qui révèle les spirales… Sachant que les couleurs sont tellement claires qu’impossibles à photographier, j’ai dû régler les niveaux sous photoshop pour qu’on voie quelque chose, mais au moins ça donne une idée…

Légèretéglobal

Légèretéspiral

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Sur la colline de Lokorn en Neved ou dans la clairière d’AelYs ; sous la pluie fine ou le soleil nouveau ; sous les frondaisons ou sous le ciel ; célébrer Imbolc, célébrer Brigit.

Célébrer aussi pour moi le début de ma cinquième année de rituels, puisque mon tout premier eut lieu pour Imbolc 2009 dans la clairière du Chêne…

Rituels calmes, feutrés, parés de fleurs et de joncs, et marqués pour moi par des images fortes, mais intérieures…

Brigit la grande Déesse, maîtresse de l’eau lustrale : femme à la haute stature, au port altier, en grand manteau et robe rouge au lourd drapé, les bras baissés vers nous. Et moi en écho qui baisse les bras vers la coupe pour transmettre la bénédiction de la Déesse, avant que nous nous purifiions et que je bénisse avec cette eau les croix de joncs et objets rituels, avant d’entamer une ronde de purification pour étendre cette lustration à tout le cercle et au-delà, au monde.

Offrir un nid de laine aux couleurs du lait et des bourgeons au centre du cercle de huit bougies.

Imbolc2013(2)

Brigit la jeune mère : eau ruisselant de sa tête et de ses épaules, tandis qu’elle porte dans ses bras l’enfant de lumière qu’elle a enfanté puis gardé près d’elle pendant 40 jours. Son cœur de lumière incarné. Maintenant il est assez fort pour commencer à donner et accompagner le réveil du printemps.

Offrir la promesse d’être à la fois la Mère aimante qui prend soin, berce et nourrit, et l’Enfant de Lumière qui s’épanouit et rayonne. Duo complémentaire, intégrer la capacité à s’aimer, se soigner, se nourrir, se bercer, sans attendre de l’extérieur, pour ensuite rayonner et donner aux miens. Accepter cette étape de solitude. Cesser d’attendre un guide, un gardien, une Mère, une aînée.

Cinq Imbolc, cinq pointes du pentacle pour aller vers la douceur et la lumière de la pomme, de Vénus, de cette chair douce et sucrée qui nourrit l’âme autant que le corps, de cette peau chaude et de ce cœur de mère qui bat doucement, de cette voix qui chante doucement et du cidre doux qui enivre juste ce qu’il faut. Tout cela n’est pas à chercher loin, tout cela je le porte en moi, il ne tient qu’à moi d’être l’Amour de la Mère pour l’Enfant de Lumière et l’Amour de l’Enfant pour le Monde, en écho comme une ronde. Car la Mère est dans le Monde, et l’Amour de l’Enfant lui revient grandit et la nourrit à son tour.

Larmes de joie, complétude.

Mais il ne faut pas s’arrêter là pour autant, le Chemin continue…

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