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Posts Tagged ‘lune’

Sol et Lune…

Élan du cœur,
Sourire de la sœur,
Élan de l’âme,
Souffle et se pâme

Lumière de Bel,
Lueurs de la Belle,
Dans le ciel s’unissent et se confondent,
Dans le calme de la nuit profonde.

Extase divine,
Sous la pluie fine,
Leur amour brûlant
Honoré par le Tonnant.

Voiles aux reflets de glace,
Habits d’or fondu,
Visage pâle, sourire fugace,
Danse et rire détendu.

Face à face
Puissances
Entremêlées

Par l’écho
Du Grondant
Bénies, saluées

Fusion
Ultime

Union
Intime

Amour

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Belisama, noble Reine des cieux,
Œil de la Déesse, regard radieux,
Belisama, noble Dame dans la nuit,
Astre subtil, regard qui pétrifie.

Croissant d’argent qui s’élève,
Lune qui fait monter la sève,
Croissant d’or qui s’enfuit,
Lune qui emporte sans un bruit.

Lune blanche en majesté,
Illumine le ciel étoilé,
Lune noire dans le secret,
Régit les enjeux discrets.

Reçois de nos mains ces présents,
Reçois de nos ventres ces enfants,
Reçois de nos nuits ces rêves,
Reçois de nos vies ces trêves.

Rythme nos jours, rythme nos nuits,
Rythme les flux sacrés de la vie,
Eaux vertes, eaux rouges,
Eau qui dort, eau qui bouge.

Rythme nos fêtes, rythme nos rites,
Rythme les temps dédiés aux dieux,
Aux esprits, aux Autres, aux aïeux,
Aux souvenirs de ce qui s’effrite.

Berce nos eaux,
Dévore nos os.
Chante le temps,
Chante l’instant.

Brille, féroce !
Luit, douce noce !
Dans ton sillage,
S’égare l’âge !

Brille, aimante !
Luit, sanglante !
Dans tes voiles,
S’étend l’étoile !

Belisama, Belisami, Belisame,
Belisema, Belisoma, Belisima…

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Saisir l’occasion de la lune pleine pour rendre un premier hommage à Dahud, visage « mère » de la triple Dame de la Baie,

Se retrouver à la clairière, dérouler le rituel dans la concentration et la paix,

Déposer enfin les offrandes, face à l’Ouest, au pied de l’ajonc : lait blanc et fleurs aux couleurs éclatantes,

Se tenir debout, les pieds bien ancrés, yeux fermés et esprit ouvert, et exprimer les mots ciselés quelques heures plus tôt :

« Dahud, noble dame de l’Océan,
Noble mère à la robe d’argent
Ton ventre à l’image de la lune
Porte l’espoir au cœur des dunes

Dahud, noble dame des eaux salées
Noble mère au regard apaisé
Ta robe flotte au gré des vagues
Parée des verts bijoux des algues

Dahud, noble dame à l’enfant
Noble mère au cœur aimant
Tes bras devant nous grand ouverts
Accueillent les larmes comme les prières

Devant toi noble dame ta servante se tient
Devant toi noble mère ta fille te rend hommage
Devant toi Dahud, je suis Yavanna, gardienne d’AelYs

Accepte, je te prie, ces offrandes
Accorde-moi, je te prie, ton soutien
Puisse ta bénédiction entourer mes actions ! »

Voir la Dame s’approcher à pas lents, souriante, et déposer sur mes épaules son manteau dans un grand geste ample, silencieux,

Retourner me poster au Nord, l’esprit plein de sa présence, rassurée et satisfaite, yeux baissés vers le sol pour ne pas trébucher dans le crépuscule avancé,

Savourer un moment l’instant suspendu, yeux fermés, mains posées sur le bâton,

Puis sur une impulsion impérieuse, ouvrir les yeux et lever la tête pour recevoir le présent merveilleux et inattendu de la Dame :

Une lune pleine, rouge, à peine levée et juste posée sur le Menez Lokorn, au Sud-Est,

Une lune intense, hypnotique, qui aspire mon âme et arrête le temps,

Une lune qui clame la couleur du manteau de Dahud : rouge sang de la mère, écarlate velours de la noble Dame.

Savourer l’instant comme une liqueur rare, comme un fruit délicieux, se laisser emplir de ce nectar précieux pour l’âme assoiffée,

Sentir la terre lentement basculer en avant vers l’astre éclatant,

Finalement parvenir à briser le charme pour reprendre le cours du rituel,

Remercier avec émotion, fermer le cercle,

Quitter le temps sacré pour reprendre son souffle,

Et rentrer enfin chez soi pour réchauffer ses pieds et ses doigts engourdis par le froid…

 

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La Femme triple

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un cri résonne dans la nuit.
Mère et fille, sous l’œil de la Déesse se découvrent.
Naissance
, début du premier cycle.

Au sein de la tribu, au cœur de la nature, l’Enfant grandit harmonieusement.

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un murmure parcourt l’assemblée des femmes.
La rivière rouge a ouvert les portes de la féminité sacrée.
Fertilité
, début du deuxième cycle.

La mère de sa mère l’accompagne à l’écart, vers l’étang rond des femmes, l’invite à se pencher pour contempler dans le miroir liquide son visage de Femme nouvelle auréolé de la lumière blonde de la lune et lui révèle le mystère des trois eaux de la Femme.

L’eau rouge de la lune, le sang sacré qui rythme la vie de la Vierge.
L’eau noire
de la matrice, la mer intérieure qui habite l’Enceinte et berce l’enfant.
L’eau blanche
du lait, le cordon nourricier qui relie la Mère à l’enfant.

Elle sourit, émerveillée, et vit sa vie de Vierge, rythmée par le retour du disque blanc et des eaux rouges.

À la lueur de la Lune ronde et dorée, un chant de joie s’élève.
En elle une vie nouvelle s’est installée.
Maternité
, début du troisième cycle.

Enceinte, elle porte dans les eaux noires, puis Mère elle nourrit des eaux blanches son fils et sa fille.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un sourire triste accompagne un rire clair.
Les enfants s’éloignent du sein blanc où les eaux ont tari.
Sevrage
, fin du troisième cycle.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un soupir résigné.
Les eaux rouges ont reflué, l’influence de la Lune s’est éloignée.
Stérilité
, fin du deuxième cycle.

Seule, elle retourne à l’étang sacré pour contempler le visage de la Vieille qu’elle est devenue et accepter le nouveau rôle qui désormais lui incombe.

Dans la nuit noire désertée par la Lune, un dernier souffle passe ses lèvres.
La fille devenue Femme confie au giron noir de la Déesse la destinée de sa mère.
Mort
, fin du premier cycle.

Trois temps pour la femme, Enfant, Femme et Vieille, ponctués par le flux et le reflux de l’influence de la lune.
Trois eaux pour la Femme qui vibre de Vie.
Trois visages pour la Déesse qui accompagne et protège.

Trois en une, différentes et pourtant unes, femmes changeantes comme la Lune…

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Je revient – avec un peu de distance, mais la vie se déroule à une vitesse folle pour moi en ce moment – sur mon rendez-vous lunaire du 4 septembre.

J’étais seule à la maison ce soir-là, une fois le lutin confié aux bras de Morphée. Il faisait assez frais dehors, déjà bien noir, et je n’avais rien préparé. Un instant, j’ai envisagé de ne pas sortir, voire de ne rien faire, un peu lasse et tentée de rejoindre mon lit bien chaud.

Mais l’instant d’après, à peine cette pensée formulée, j’ai ressenti le besoin pressant de sortir quand même, d’honorer ce rendez-vous. L’énergie, l’envie me sont revenues d’un seul coup. J’ai décidé de faire simple, et n’ai pris que la vasque, un peu d’eau et le bougeoir lunaire avec une bougie en cire d’abeille. Au moment de sortir, j’ai croisé des yeux dans l’entrée une petite plume que mon fils avait ramené un peu plus tôt et déposé précautionneusement, et je me suis dit qu’en la prenant, je l’associerai à ma démarche et j’honorerai son respect croissant des choses vivantes et de la nature.

Le ciel était dégagé, la lune haute et bien pleine. Je suis allée m’installer à l’arrière de la maison, au calme, dans un endroit dégagé d’où je voyais bien la dame de la nuit. Là, j’ai déposé ma vasque, posé le bougeoir bien au centre, et versé l’eau lentement. Feu et eau, purification. Lumière sur le miroir liquide.

Je suis restée un instant en silence, assise sur l’herbe fraîche, et j’ai entamé la conversation, car c’est bien de cela qu’il s’est agi, avec la Lune. Je n’avais nulle prière à formuler, pas de requête, pas de poème préparé, juste le besoin de lui exprimer ma gratitude pour les dons reçus, la vie, l’épanouissement, le sentiment que tout progresse, mon désir aussi d’aimer toujours plus, de donner, de créer… Je lui ai parlé comme à une amie un peu âgée, de bon conseil, ou mieux, une grand-mère, une aïeule d’expérience, avec toute la déférence et le respect que cela suppose, mais sans chichi non plus, avec simplicité et sincérité en somme. Je l’ai ressentie comme l’œil  de la Déesse posé sur moi, et je lui ai ouvert mon cœur , lui parlant de ma vie, de mon fils, de ma petite déjà si vivante, de mes projets, mes espoirs. Je me suis sentie gonflée d’amour, réchauffée, entourée.

Puis j’ai saisi l’opportunité d’une offrande un peu particulière, un essai de formulation de la Prière des Druides en celtique ancien. Je n’avais pas encore réussi à la mémoriser, donc je l’ai lue à la lueur de la bougie, mais par rapport à mes essais précédents, les mots et la prononciation me sont venus tout seuls, naturellement, comme si j’étais enfin au bon endroit, au bon moment. Du coup, je l’ai redite une deuxième fois, juste pour le plaisir de sentir les mots rouler dans ma bouche et les partager avec la Lune bienveillante.

Enfin, est venu le moment d’un au revoir un peu ému, pour clore ce moment de partage et de calme. Moucher la bougie, vider l’eau au pied de l’arbre le plus proche, saluer la Dame avec la grâce un peu gauche des femmes enceintes, et rentrer dans la chaleur du foyer, le sourire au cœur. Tout simplement.

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