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Posts Tagged ‘Mabon’

En Neved, sur le Menez Lokorn, la lumière appelée a dardé ses trois rayons sur les hommes assemblés et nourri la flamme du feu purificateur. Branches de sapin et d’if en offrande au feu : l’hiver se meurt. Le Mabon est honoré, jeune homme doré aux forces croissantes. Croissance de la Lumière qui éveille la Terre. La corne dressée appelle à l’activité, dans le secret de la terre l’œuf du serpent est trouvé. Les cendres du feu sont recueillies dans le chaudron, et l’assemblée se rend en AelYs, dans la clairière ouverte aux vents et entourée de prunelliers. Là les cendres sont confiées à la terre au centre du cercle, et dans les petits pots disposés autour. Chacun y sème les graines de la saison claire à venir, incarnation de ses espoirs, de ses désirs… Puis la jeune Déesse est honorée par les fleurs du printemps et les Eaux libérées de sous le manteau de la Vieille viennent nourrir les graines confiées à la Terre. Mais l’eau ne suffit pas, et le jeune Mabon est appelé à rejoindre la Déesse au-dessus des graines, pour leur apporter lumière et énergie. Enfin l’hydromel partagé et les libations viennent clore ces deux rituels qui n’en sont qu’un. De la colline aux dunes, avec les cendres de l’hiver venues nourrir le printemps comme lien tangible, l’équinoxe a été fêtée comme il se doit. Lumière de Neved sur la Terre d’AelYs, pour une célébration complice…

Alban-Eilir-2013-(1)

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Cette année le solstice pour moi fut triple. Trois célébrations sur trois jours, pour un ancrage de notre présence en ces terres, une affirmation du lien qui unit les hommes entre eux, les hommes avec les lieux, les hommes avec les dieux…

Tout d’abord, ce fut le premier rituel en la clairière du foyer AelYs. Célébration à la fois de la renaissance du jeune Soleil et de la naissance d’AelYs. J’ai eu la chance d’avoir à mes côtés, pour ce passage délicat et fondateur, deux invités, un homme et une femme.  J’avais beaucoup réfléchi à ce que je voulais exprimer, allant jusqu’à coucher les mots par écrit, ce que je ne fais pas d’habitude. Passer chercher de l’eau à la source de Dana pour la purification, présenter l’échine du Dragon, mener jusqu’à la clairière à travers les ronces, tout ceci fut une sorte d’entrée en matière, mais je restais nerveuse. Une pluie plus ou moins fine nous a accompagné tout au long du rituel, rendant difficile l’allumage des bougies à la chandelle du Mabon protégée par une lanterne. En un sens, la solennité, l’intensité que j’avais projeté ne furent pas au rendez-vous, mais les paroles simples, les étapes familières du rituel, la sincérité et l’inspiration des actes et des offrandes, des paroles et des pensées, marquèrent cette fondation du sceau de la simplicité et de la connexion. Or c’est bien cela qui me parle dans le druidisme tel que vécu au sein de l’Assemblée. En ce sens, ce rituel fut profondément juste, et tout ce que je souhaitais exprimer a été dit ou fait, m’apportant soulagement et émotion. Et alors que nous arrivions à Trezaël, la lumière du Mabon que nous croyions s’être éteinte dans la lanterne pendant le rituel s’est avérée être toujours bien vive. Elle nous a accompagné tout au long du chemin du retour, et du coup durant le repas que nous avons partagé ensuite ! Après tout le mal que j’ai eu à l’allumer, ce fait m’a beaucoup touchée…

Le lendemain, 21 décembre, nous avons passé la journée en famille. Au réveil, les enfants ont trouvé les cadeaux dans le salon, et la journée a passé en montage de circuit et habillage de poupée. Le soir, après le diner, nous avons éteint toutes les lumières de la maison, sauf une petite bougie posée près de la cheminée. Nous avons évoqué pour les enfants le sens de cette nuit si spéciale, de cette petite lumière qui persiste au cœur de l’obscurité, puis nous avons chacun allumé notre bougie à cette lumière du Mabon, et rallumé toutes les bougies de la maison, puis le feu dans la cheminée, où j’avais disposé la bûche décorée familiale, ainsi que ma bûche d’offrande de la veille. Ensuite nous avons passé la soirée auprès du feu, à la lueur des bougies, dans le calme à évoquer le Mabon. J’évoque plus de détails ici.

Enfin, le 22, jour « astronomique » du solstice, j’ai été conviée avec un autre invité à fêter Alban Arthan avec le foyer Neved, dans la forêt du Nevet. Il est étonnant de constater qu’à partir de la même trame de base, deux rituels dans des lieux distincts peuvent avoir des résonances si différentes. Pas de pluie ce jour-là, et les énergies masculines sont parvenues à allumer un feu au sud. La présence des grands arbres aussi change totalement l’ambiance de la clairière, par rapport à l’espace dégagé et totalement ouvert au ciel de l’avant-veille. Du fait de ne pas être « en charge » de ce rituel, j’étais plus détendue, et la superbe offrande de Llyriann, la bûche sculptée et peinte en Mabon, constituait un centre très inspirant au cercle.

 

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En reprenant les trames des rituels d’Imbolc des années passées pour commencer à réfléchir aux offrandes pour la cérémonie à venir, je suis tombée sur un texte que j’avais écrit après le rituel et que je n’ai pas partagé en ces lieux…

Alors le voici, souvenirs émus des premières retrouvailles en clairière après la naissance de ma lutine :

 

Feu et eau

 

Sang et larme

Braise et glace

Instant fugace

Qui me désarme


Purification par le plongeon dans l’eau douce de la rivière, par l’étreinte glacée de la neige, par la caresse des flammes, l’empreinte des braises sur la peau pâle.

Hommage à la Dame au vert manteau, à la Déesse des feux et des eaux.

C’est aujourd’hui le temps d’Imbolc. Temps des naissances, des lustrations. Ciel de lait, rivière de neige fondue, herbe tendre.

Printemps renaissant, bourgeons hésitants des primevères dans les champs.

Jeune Mabon porté par la mère divine écarte les nuages et nous réchauffe encore timidement. Bientôt viendra son temps, son épanouissement, pour l’instant il est promesse d’un renouveau imminent.

Croix de joncs verts, lait de femme, beurre frais sur le pain chaud, poème par la dame inspiré : offrandes librement consenties, déposées dans la chaleur des cœurs enfin réunis.

Retrouvailles après un long hiver, mûrissement et éclosion des bourgeons de la clairière, aujourd’hui présentés à la Dame et aux Gardiens. Deux petits d’homme, symboles malicieux du renouveau, lutin et lutine porteurs d’avenir.

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Le grain à la volée a été semé.
La blanche épine fleurit le long des chemins.
L’abeille laborieuse emporte le pollen fécondant dans les prés et les champs.
Bientôt l’on va mener les troupeaux dans les pâturages d’été.

Les forces créatrices des cornes enroulées se concrétisent sous nos yeux dans l’abondance des formes sous le signe des cornes courbes portant la lune pleine.

La Déesse est devenue la fertile Belle de Mai et appelle à elle le Roi Chêne qui sort du bois pour prendre la place du Roi Houx vieillissant.
Le jeune Mabon a grandi et ses rayons se mêlent à la pluie pour féconder Rigani, la Terre-Reine.

Neufs essences pour deux feux et un passage purifiant du sombre vers le clair.
Belenos et Belisama ; Soleil et Lune ; Masculin et Féminin, devant nous se tiennent et nous guident sur les sentiers de l’activité retrouvée.
Combats, travaux, voyages, vont pouvoir reprendre sous la protection des forces harmonisées de la pierre levée et du puit sacré.

Réunissons-nous autour des feux, chantons, dansons, célébrons la vie, l’énergie et la lumière !
Unissons-nous dans la nuit de Beltaine pour honorer et soutenir la fertilité et la fécondité !

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Après quarante jours en intimité avec son nouveau-né,
la Dame enfin sort de sa retraite et retrouve le monde,
pour présenter avec fierté son rayonnant enfant,
le jeune soleil Mabon né au solstice d’hiver.

La Déesse qui par l’eau purifie,
aujourd’hui par le lait nourrit
le jeune enfant au visage serein
qu’elle porte contre son sein.

Grâce à son lait généreux et fourni,
le jeune soleil à son tour nourrit
la végétation renaissante de sa lumière croissante,
et nos cœurs reconnaissants de sa clarté bienfaisante.

Reprenant sa place dans le ciel et dans le temps de nos journées,
Le jeune Mabon nous baigne de la joie du jour retrouvé.
La campagne tout entière vibre de l’énergie dispensée,
qui peu à peu éveille jusqu’aux creux des terriers.

Merci Brigitte, Brigantia, Belisama !
Longue vie à toi et au soleil qui croît !

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