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Posts Tagged ‘prière’

Cela faisait un moment que je ressentais un certain « manque » en prononçant la « Prière des Druides » partagée par un certain nombre de groupes druidiques lors des rituels. La sensation de n’avoir là qu’une « fin » de prière et non quelque chose de complet.
Et puis j’ai fini par m’asseoir, m’ouvrir, et laisser arriver ce qui demandait à s’exprimer. Il est venu ce qui suit, qui a résonné en moi et dans la clairière avec beaucoup de justesse lors du passage de l’équinoxe. Ce sera désormais la version officielle utilisée en AelYs lors des célébrations.
Je ne l’appelle plus « Prière des Druides », car à l’image de la « Prière des Ovates » que j’utilise désormais mais qui est réservée aux sacerdotes et cheminants de la voie verte, il viendra en son temps une « Prière des Druides » réservée aux sacerdotes et cheminants de la voie blanche.
Celle-ci est une prière plus collective, partagée avec les mabinogs et les laïcs…

Dieux du Ciel et de la Terre,
Dieux Pères et Déesses Mères
Forces du Temps et du Tonnerre,
Forces des Vents et de la Mer,

Vous qui marchez sur le Monde,
Vous qui menez la vaste Ronde,
Vous qui rythmez, Astre éclatant et Lune ronde,
Vous qui semez, Créateurs des souverains sur le Monde

Vous qui êtes cachés, dans les replis du temps,
Vous qui êtes acteurs, dans le moment présent,
Vous qui ouvrez, vous qui fermez,
Vous tous, ô Déités,

Entendez nos voix, nos chants
Voyez nos offrandes, nos présents,
Sentez notre être vers vous tendu,
Recevez culte et service qui vous sont dûs,

En retour accordez-nous, Déités, votre soutien,
Avec votre soutien, cultivons le courage,
Avec le courage, la curiosité,
Avec la curiosité, l’écoute,
Avec l’écoute, la compréhension,

Avec la compréhension, la connaissance,
Avec la connaissance, le sens de ce qui est juste
Avec le sens de ce qui est juste, le respect de tous les êtres,
Et avec le respect de tous les êtres,
La reliance avec vous, Dieux et Déesses.

Au final, l’ « envoi » est assuré par les trois Awens, comme nous en avons l’habitude…

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« Ancêtres de sang, de sol, de tradition,
Ancêtres de cœur, de tribu, de profession,
Vous qui nous avez précédé sur le chemin de la vie, de l’esprit, de l’amour,

Recevez notre hommage, entendez nos paroles, goûtez nos offrandes,
Laissez derrière vous souffrances, regrets et attachements,
Voyez se dessiner devant vous la route libre, baignée de paix, de lumière et de sérénité,

Et que cette paix détachée soit le terreau de la force, des conseils, de la confiance, que nous vous demandons de nous accorder pour poursuivre notre chemin au cœur du monde,
En ces temps où nous passons la rivière hivernale pour gagner la rive de la saison sombre, du recueillement souterrain et de l’introspection, soyez nos guides, notre inspiration, nos messagers vers l’autre-monde.

Car rien n’est permanent, tout se transforme, rien ne disparaît, tout se transforme, rien ne meurt, tout se transforme,
Car nous sommes ce que vous étiez, et vous êtes ce que nous serons,
D’un monde à l’autre, aides et hommages passent les portes,

Ancêtres ! Au cœur de la nuit, cheminons ensemble vers la lumière,
Ancêtres ! Soyez nos guides, nos gardiens, nos protecteurs,
Ancêtres ! Soyez en paix…

Et que cette paix soit sur nous,
Et que cette paix soit en nous. »

En présent pour les oreilles auxquelles le vent aurait dérobé mes paroles, en cette soirée de célébration éclairée par les éclairs, sur le mont Beuvray…

En souvenir du galop des anciens, de l’émotion impalpable, des regards dans la nuit…

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Désir de remerciement.

Création en couple d’une offrande commune : laine et bois, tressage et peinture, pierre trouvée et encens.


Rituel domestique guidé par l’inspiration : cercle de farine ; pierre ronde, encens, couteau et coupe d’eau ; bougie centrale ; le ciel noir comme toit de notre espace sacré ouvert au vent et aux rumeurs de la nuit…


 

Tête voilée, en toute humilité, quelques mots murmurés dans l’intimité :

 

Écoute-nous Ô Morrigan, entends notre voix, accepte nos offrandes et regarde-nous.

Toi la Grande Reine, la Dame aux Corneilles, Noire Déesse au vaste regard, la Passeuse d’âmes aux pouvoirs anciens.

Toi qui a su lire dans nos cœurs, dans nos destins, et a répondu à mon appel par le biais de ta fille Valiel.

 

Sous le regard de la Lune Noire, au sein de ce cercle sacré, par le feu, l’eau, la terre et le vent, nous te remercions de ta clairvoyance, de tes conseils, de tes mots qui ont su nous ouvrir les yeux sur nos désirs profonds, nous éclairer sur le chemin du véritable épanouissement pour nous, notre couple et notre famille.

Nous te sommes profondément reconnaissants et nous te prions d’accepter ces quelques offrandes, symbole de notre créativité, joie et harmonie retrouvées, qui seront ensuite brûlées dans les flammes de notre foyer, feu de bois dansant que nous souhaitons ardemment retrouver au cœur de la maison vers laquelle tu as guidé nos pas.

Puisses-tu nous accompagner de ta bienveillance sur ces nouvelles terres…


Instants de recueillement dans le silence relatif de la ville, puis retour près du foyer, où l’offrande gaiement brûla dans les flammes…


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Je revient – avec un peu de distance, mais la vie se déroule à une vitesse folle pour moi en ce moment – sur mon rendez-vous lunaire du 4 septembre.

J’étais seule à la maison ce soir-là, une fois le lutin confié aux bras de Morphée. Il faisait assez frais dehors, déjà bien noir, et je n’avais rien préparé. Un instant, j’ai envisagé de ne pas sortir, voire de ne rien faire, un peu lasse et tentée de rejoindre mon lit bien chaud.

Mais l’instant d’après, à peine cette pensée formulée, j’ai ressenti le besoin pressant de sortir quand même, d’honorer ce rendez-vous. L’énergie, l’envie me sont revenues d’un seul coup. J’ai décidé de faire simple, et n’ai pris que la vasque, un peu d’eau et le bougeoir lunaire avec une bougie en cire d’abeille. Au moment de sortir, j’ai croisé des yeux dans l’entrée une petite plume que mon fils avait ramené un peu plus tôt et déposé précautionneusement, et je me suis dit qu’en la prenant, je l’associerai à ma démarche et j’honorerai son respect croissant des choses vivantes et de la nature.

Le ciel était dégagé, la lune haute et bien pleine. Je suis allée m’installer à l’arrière de la maison, au calme, dans un endroit dégagé d’où je voyais bien la dame de la nuit. Là, j’ai déposé ma vasque, posé le bougeoir bien au centre, et versé l’eau lentement. Feu et eau, purification. Lumière sur le miroir liquide.

Je suis restée un instant en silence, assise sur l’herbe fraîche, et j’ai entamé la conversation, car c’est bien de cela qu’il s’est agi, avec la Lune. Je n’avais nulle prière à formuler, pas de requête, pas de poème préparé, juste le besoin de lui exprimer ma gratitude pour les dons reçus, la vie, l’épanouissement, le sentiment que tout progresse, mon désir aussi d’aimer toujours plus, de donner, de créer… Je lui ai parlé comme à une amie un peu âgée, de bon conseil, ou mieux, une grand-mère, une aïeule d’expérience, avec toute la déférence et le respect que cela suppose, mais sans chichi non plus, avec simplicité et sincérité en somme. Je l’ai ressentie comme l’œil  de la Déesse posé sur moi, et je lui ai ouvert mon cœur , lui parlant de ma vie, de mon fils, de ma petite déjà si vivante, de mes projets, mes espoirs. Je me suis sentie gonflée d’amour, réchauffée, entourée.

Puis j’ai saisi l’opportunité d’une offrande un peu particulière, un essai de formulation de la Prière des Druides en celtique ancien. Je n’avais pas encore réussi à la mémoriser, donc je l’ai lue à la lueur de la bougie, mais par rapport à mes essais précédents, les mots et la prononciation me sont venus tout seuls, naturellement, comme si j’étais enfin au bon endroit, au bon moment. Du coup, je l’ai redite une deuxième fois, juste pour le plaisir de sentir les mots rouler dans ma bouche et les partager avec la Lune bienveillante.

Enfin, est venu le moment d’un au revoir un peu ému, pour clore ce moment de partage et de calme. Moucher la bougie, vider l’eau au pied de l’arbre le plus proche, saluer la Dame avec la grâce un peu gauche des femmes enceintes, et rentrer dans la chaleur du foyer, le sourire au cœur. Tout simplement.

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Sous le regard de la blanche Dame de la nuit, je suis sortie hier soir quérir sa bénédiction, poussée par un désir de recueillement et de retrouvailles avec un temps sacré hors de la ronde du quotidien.

Une fois le lutin endormi, accompagnée avec discrétion par mon homme, je me suis rendue à la nuit tombée sous un arbre du jardin, près du petit autel de pierre construit à l’intention des petits êtres.

Face à la Lune, la bougie de cire d’abeille à l’odeur chaude de miel fut allumée, l’eau versée dans la coupe et au centre du miroir liquide disposé l’encens calé dans un nid de petits cailloux. Sur l’eau limpide fut posé délicatement le petit morceau de bois sur lequel j’avais plus tôt gravée une lune. Les quatre éléments ainsi réunis, reconnectant à l’énergie du monde, dans le silence nous attendîmes la montée de la lune au-dessus des arbres.

Puis vint le temps de la prière, aux mots façonnés dans la journée, et maintenant portés par l’intention du cœur et la vibration de la voix :

Pleine lune, ronde de sève,
Emplie d’espoir et de rêves,
Reine de la nuit qui luit sans bruit,
Je te salue bien haut en cette nuit.

Sous tes rayons doux et forts,
Sous ta lumière blanche et laiteuse,
Je me tiens debout alors que tout dort,
Femme emplie de vie et bienheureuse.

Je t’en prie humblement, veille sur les miens,
Sur mon petit à venir qui déjà se meut plein de vie,
Sur mon lutin malin tour à tour câlin et coquin,
Sur mon homme en chemin qui quête sens et envies.

Accorde-moi s’il-te-plaît ta protection,
Tout au long du chemin de la maternité,
Qui s’ouvre à nouveau devant moi.

Accorde-moi je te prie ton inspiration,
Sur le sentier de mabinog récemment entamé,
Que je parcours patiemment pas à pas.

Merci blanche Dame, Dame grande,
De ton écoute sereine, qui déjà réconforte,
Reçois de mes mains ces offrandes,
Et fais qu’ensemble nous soyons fortes.

Alors les offrandes furent offertes : lait blanc qui bientôt viendra de moi, et la prière écrite sur une feuille pareillement blanche brûlée à la flamme de la bougie pour que son énergie en se consumant monte vers les cieux et la Lune, accompagnée par l’encens.

Moment simple, recueilli, sans fioritures ni grande pompe, dans l’intimité de la nuit. Je pense que je renouvellerai ce rendez-vous à la prochaine pleine lune, et que je vais préparer quelque chose aussi pour la lune noire. Pour qu’en parallèle du rythme donné par les grands rituels saisonniers, le cycle de la lune soit l’occasion de rituels plus intimes, dans un rythme plus rapide, et dans l’optique de travailler sur le féminin et la maternité.

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