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Posts Tagged ‘sang’

Écrire sans cesse, comme une drogue, le « rail » noir de l’encre sur la page blanche…
Écrire sans retenue, comme un rire franc et sincère dans le gris d’une pensée qui tourne en boucle.
Écrire avec envie, comme un rais de lumière dans l’entrebaîllement d’une journée étrange.
Écrire avec passion, comme un trop plein de merveille à peindre sur le visage de ceux qui ne savent plus voir autour d’eux…

Mots doux, mots cruels
Mots précieux, phrases duelles
Plume acérée, phrases en dentelle
Échange consonnes contre voyelles
Troque précision du terme contre éclat de la rime
Pour remonter le cours du sens jusqu’à la cime
Pour faire plonger le regard des cieux jusqu’aux abîmes

Songe étrange du sang qui perle de la plume rouge
Dessine sur le corps étendu les mots qui bougent
Les lettres sacrées qui révèlents les secrets
Les clefs noires aux reflets de fruits mûrs
Dessins précis, courbes attentives de la main sûre
Défaut décidé dans un recoin discret
Pour libérer la force et le savoir à la demande
Pour lier le corps à celui qui commande

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Morigana murmure à mon oreille :

Esprit serré dans le corps, se meut et bouge,
Plumes noires trempées dans l’encre rouge,
Souris la danseuse aux crocs acérés,
Dors et rêve la pluie de voiles en traînée,
Rubans noirs jetés sur la conscience,
Tatouages d’ombres sur le corps en transe,
Drainent les ombres, emportent et rugissent,
Hurlent à la mort, à la vie surgie qui se déplie avec délice.

Sourire féroce, regard de braise, étoiles de sang brûlant,
Soupir sur l’écorce, serpents rouges levés vers les cieux,
Se jettent aux cous des envoyés disgracieux,
Et leur tête roule, sous l’éclair de la lame d’argent.
Fête étrange des roues de blancs,
Chariots emportés par le vent.

Élan vital de la meute au désir ardent,
Nuée des oiseaux, des poissons d’argent,
Envol des fleurs aux épines de sang,
Tenus par le lien de la reine d’antan.

Charmes mortels de la chevelure de nuit,
Baisers glacés noyés dans les pleurs,
Onde de cris, chants de mort, éclairs de peur,
La Fille pâle de la Reine suavement sourit,
Déplie ses ailes au minuit,
Déploie ses voiles aux perles de suie.

Perfection du geste, grâce sinueuse,
Danse guerrière sous le regard de la gibbeuse,
Silence suspendu de la grande traversée,
Au cœur de la bataille et du sang versé.

Soumission de la cohorte aux boucliers de braise,
Esprit commun des épées hurlantes,
Ordre rigide et souplesse sifflante,
Déploiement des élites de la fournaise.

Grondement de la masse déterminée,
À l’assaut des obstacles et dévoyés,
Repli et essort depuis les ombres,
Voyez l’armée sans nombre,
Les chevaliers fidèles de la souveraine,
Les gardiens protecteurs de la Reine !

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La rivière rouge en elle s’écoule. Sous la lune, elle est assise, pleurant des larmes de sang. Elle pleure la fin d’un cycle, la mort d’un espoir. Elle laisse s’exprimer sa tristesse, pour mieux faire germer les graines du renouveau dans cette eau du renoncement.

Plantant ses doigts dans le sol, elle insuffle à la terre la vie qu’elle porte en son cœur, pour qu’à défaut de grandir en son ventre, elle croisse dans le sein de la Mère. Et au-dessus de son empreinte profonde, elle laisse couler les larmes, qui de tristesse deviennent espoir.

Le temps, la nuit passent.

germe_haricot

Et face à la timide tige verte qui pointe son nez vers la lumière, elle retrouve confiance et foi en la vie. Alors elle se lève, rassurée,  et plantant ses deux pieds nus dans le sol, assurée, elle ouvre ses bras au soleil et boit à son tour lumière et chaleur, telle la plante naissante.

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