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Posts Tagged ‘soleil’

Sol et Lune…

Élan du cœur,
Sourire de la sœur,
Élan de l’âme,
Souffle et se pâme

Lumière de Bel,
Lueurs de la Belle,
Dans le ciel s’unissent et se confondent,
Dans le calme de la nuit profonde.

Extase divine,
Sous la pluie fine,
Leur amour brûlant
Honoré par le Tonnant.

Voiles aux reflets de glace,
Habits d’or fondu,
Visage pâle, sourire fugace,
Danse et rire détendu.

Face à face
Puissances
Entremêlées

Par l’écho
Du Grondant
Bénies, saluées

Fusion
Ultime

Union
Intime

Amour

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Elle est l’astre du jour, pourtant pour elle la nuit est éternelle…
Nous jouissons à longs traits des dons de la Belle,
Son amour est immense comme la vaste obscurité qui l’entoure,
Notre ferveur et nos offrandes lui sont acquises en retour,
Au firmament comme au nadir, pour elle le monde n’a pas d’horizon,
Hors ses bras, larmes amères, hors son cœur, point de raison.

Soleil, belle étoile,
Vers toi je lève mes voiles !

Soleil, étoile Bel,
Mes lèvres de sel !

Baiser scellé,
Purifiante clarté.

Amour infini,
De Lumière étourdie…

Je danse en spirale,
Je chante l’animale,
J’offre le fluide vital,
Sur le pur minéral !

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Bélénos, astre éclatant
Bélénos, radieux regard
Bélénos, sourire flamboyant
Bélénos, corps en gloire

Soleil levant, esprit de vie,
Élan sacré, source d’énergie,
Soleil couchant, esprit fuyant,
Bascule des mondes vers le néant.

Étoile de feu au zénith,
Vie qui ressuscite
Étoile dans l’ombre de la matière,
Vie qui se désespère

Vois la danse de notre offrande spirale !
Entends le chant de notre sang vital !
Reçois nos offrandes animales !
Sens la ferveur sacerdotale !

Que la bénédiction de ton regard
Adouci par l’amour en ton pouvoir
Descende sur l’univers végétal
Et embrasse la vie animale !

D’or embrase nos êtres,
Dore et pare nos corps,
Dort et libère nos âmes.

D’or embrase nos sens,
Dore et calcine nos paraîtres,
Dort et accueille la belle…

Bélénos, Belen, Bel !
Bélénos, Belen, Bel !

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Au cœur de la nuit, le vigile s’est installé. Épée de la vigilance en main, il a veillé, guettant le premier rayon du soleil levant. Autour de lui, s’est déposée la rosée précieuse, l’eau magique du solstice glissant goutte à goutte de la coupe translucide de la Déesse, l’eau de vie qui confère aux plantes gorgées de l’énergie solaire la puissance de guérison et de magie. Il a accueilli l’aube de ce jour le plus long, enfin il a levé son épée pour saluer l’éclat de ce premier rayon.

Hommes et femmes se sont réunis pour allumer les feux et honorer Grannos, le Mabon devenu homme dans la plénitude de sa puissance, de son désir ardent, de sa réalisation. Malgré la pluie, le feu a jailli, encouragé par la fée du sud, la discrète salamandre, il a fait danser ses flammes oranges, il a bravé la bruine pénétrante et fait fumer les robes gorgées d’eau…

Et dans ces feux, ils ont achevé le sacrifice du hêtre de mai en offrant aux flammes les branches prélevées à Beltaine, lors de la plantation de l’arbre sur la place du village…

Ils ont cueillis les plantes sacrées et réalisé les bouquets du solstice. Ils ont appelé sur eux la bénédiction d’Airmid au manteau vert, au blanc visage, au regard doux, lui demandant de relier ces plantes à leur place sur son manteau, pour qu’elles protègent de leur pouvoir de guérison leurs foyers respectifs.

Ils ont fait offrandes de chants, de laines aux couleur solaires, d’hydromel, de prières. Ils ont guetté en eux l’écho de la chaleur du soleil caché derrière le voile des nuages, ils l’ont saisi dans la joie de se trouver réunis, dans la chaleur du feu, dans l’expansion de leur cœur…

Ils ont demandé protection pour les abeilles, petites messagères du sacré qui offrent le miel et pollinisent les plantes, versant en offrande leur part d’hydromel, juste retour de leur travail…

Enfin ils ont évoqué le germe de l’obscurité, la descente vers le solstice d’hiver et l’ombre de la roue, qui commence alors même que le soleil est dans sa gloire, rappelant le cycle perpétuel avec son flux et reflux en spirale… Et en écho de ces mots, ils ont offert au feu les deux cerneaux d’une noix, pour les deux moitiés de l’année, montante et descendante…

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Aurore…

La lumière s’éveille doucement. Elle s’étire le long des feuilles pâles. Elle paresse un moment sur les tiges fragiles et prend un air délicat pour sourire au matin. Le ciel est bleu et vaste, un peu impressionnant ; il diffuse lentement et boit la nuit avec tendresse. Les deux amants s’enlacent un court instant, suspendu partage de plénitude à l’aurore, puis il la mord brusquement et elle fuit au loin, abandonnant seulement une goutte de son sang pur au bord du monde, avant de sombrer dans l’infini. Précautionneusement, le ciel la recueille et l’embrasse, la transfigurant en un globe d’amour pur et doré, qu’il offre au monde avec bonheur. Ainsi naît le Soleil et sourit à la Terre.
Aussitôt la lumière s’élance et s’enroule autour de lui, avec le rire clair des oiseaux du matin. Puis, par jeu, elle s’étire et le recouvre, le cachant aux yeux de tous et rayonnant avec passion.

La jeune femme prit une grande inspiration et plongea sa tête dans l’eau glacée. Insidieusement, le froid saisit ses traits, ses désirs, son regard, et déposa sur son cœur une rosée de glace.

[écrit du 29 avril 1998 – resté en suspend – retrouvé à l’instant – la suite peut-être bientôt ?]

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Cette année le solstice pour moi fut triple. Trois célébrations sur trois jours, pour un ancrage de notre présence en ces terres, une affirmation du lien qui unit les hommes entre eux, les hommes avec les lieux, les hommes avec les dieux…

Tout d’abord, ce fut le premier rituel en la clairière du foyer AelYs. Célébration à la fois de la renaissance du jeune Soleil et de la naissance d’AelYs. J’ai eu la chance d’avoir à mes côtés, pour ce passage délicat et fondateur, deux invités, un homme et une femme.  J’avais beaucoup réfléchi à ce que je voulais exprimer, allant jusqu’à coucher les mots par écrit, ce que je ne fais pas d’habitude. Passer chercher de l’eau à la source de Dana pour la purification, présenter l’échine du Dragon, mener jusqu’à la clairière à travers les ronces, tout ceci fut une sorte d’entrée en matière, mais je restais nerveuse. Une pluie plus ou moins fine nous a accompagné tout au long du rituel, rendant difficile l’allumage des bougies à la chandelle du Mabon protégée par une lanterne. En un sens, la solennité, l’intensité que j’avais projeté ne furent pas au rendez-vous, mais les paroles simples, les étapes familières du rituel, la sincérité et l’inspiration des actes et des offrandes, des paroles et des pensées, marquèrent cette fondation du sceau de la simplicité et de la connexion. Or c’est bien cela qui me parle dans le druidisme tel que vécu au sein de l’Assemblée. En ce sens, ce rituel fut profondément juste, et tout ce que je souhaitais exprimer a été dit ou fait, m’apportant soulagement et émotion. Et alors que nous arrivions à Trezaël, la lumière du Mabon que nous croyions s’être éteinte dans la lanterne pendant le rituel s’est avérée être toujours bien vive. Elle nous a accompagné tout au long du chemin du retour, et du coup durant le repas que nous avons partagé ensuite ! Après tout le mal que j’ai eu à l’allumer, ce fait m’a beaucoup touchée…

Le lendemain, 21 décembre, nous avons passé la journée en famille. Au réveil, les enfants ont trouvé les cadeaux dans le salon, et la journée a passé en montage de circuit et habillage de poupée. Le soir, après le diner, nous avons éteint toutes les lumières de la maison, sauf une petite bougie posée près de la cheminée. Nous avons évoqué pour les enfants le sens de cette nuit si spéciale, de cette petite lumière qui persiste au cœur de l’obscurité, puis nous avons chacun allumé notre bougie à cette lumière du Mabon, et rallumé toutes les bougies de la maison, puis le feu dans la cheminée, où j’avais disposé la bûche décorée familiale, ainsi que ma bûche d’offrande de la veille. Ensuite nous avons passé la soirée auprès du feu, à la lueur des bougies, dans le calme à évoquer le Mabon. J’évoque plus de détails ici.

Enfin, le 22, jour « astronomique » du solstice, j’ai été conviée avec un autre invité à fêter Alban Arthan avec le foyer Neved, dans la forêt du Nevet. Il est étonnant de constater qu’à partir de la même trame de base, deux rituels dans des lieux distincts peuvent avoir des résonances si différentes. Pas de pluie ce jour-là, et les énergies masculines sont parvenues à allumer un feu au sud. La présence des grands arbres aussi change totalement l’ambiance de la clairière, par rapport à l’espace dégagé et totalement ouvert au ciel de l’avant-veille. Du fait de ne pas être « en charge » de ce rituel, j’étais plus détendue, et la superbe offrande de Llyriann, la bûche sculptée et peinte en Mabon, constituait un centre très inspirant au cercle.

 

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