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Posts Tagged ‘terre’

Dahut murmure dans le vent de mon pagus :
« La musique met mon cœur en fête ; la merveille du monde éveille mon âme ; mon corps danse sur la Terre avec joie ; mon esprit apaisé contemple l’accord de moi-même… Je Suis, et le rayonnement de mon Être passe d’un monde à l’autre avec la lumière subtile des étoiles… Je Suis, et sous mes mains, la fraîcheur de l’onde des bords du monde guérit les âmes endolories… Je Suis, et la graine d’ombre en moi offre au monde les pommes rouges et les souffles à venir des gardiennes du sang de la Terre… Contemplez la renaissance de la Reine d’Ys, entendez son chant qui s’élance depuis le chaudron de la Baie jusqu’aux confins, laissez-vous enivrer par la magie de sa présence ! »
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En Neved, sur le Menez Lokorn, la lumière appelée a dardé ses trois rayons sur les hommes assemblés et nourri la flamme du feu purificateur. Branches de sapin et d’if en offrande au feu : l’hiver se meurt. Le Mabon est honoré, jeune homme doré aux forces croissantes. Croissance de la Lumière qui éveille la Terre. La corne dressée appelle à l’activité, dans le secret de la terre l’œuf du serpent est trouvé. Les cendres du feu sont recueillies dans le chaudron, et l’assemblée se rend en AelYs, dans la clairière ouverte aux vents et entourée de prunelliers. Là les cendres sont confiées à la terre au centre du cercle, et dans les petits pots disposés autour. Chacun y sème les graines de la saison claire à venir, incarnation de ses espoirs, de ses désirs… Puis la jeune Déesse est honorée par les fleurs du printemps et les Eaux libérées de sous le manteau de la Vieille viennent nourrir les graines confiées à la Terre. Mais l’eau ne suffit pas, et le jeune Mabon est appelé à rejoindre la Déesse au-dessus des graines, pour leur apporter lumière et énergie. Enfin l’hydromel partagé et les libations viennent clore ces deux rituels qui n’en sont qu’un. De la colline aux dunes, avec les cendres de l’hiver venues nourrir le printemps comme lien tangible, l’équinoxe a été fêtée comme il se doit. Lumière de Neved sur la Terre d’AelYs, pour une célébration complice…

Alban-Eilir-2013-(1)

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Mandala Terre

Mandala de ce mois sur Women’s Art, inspiré par l’élément Terre…

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Plaisir toujours renouvelé de renouer avec le rituel, ses repères fixes d’ouverture et de fermeture qui encadrent l’inspiration mouvante de la partie centrale, thématique. Incarnation vivante de l’équilibre que nous recherchons entre Tradition et Inspiration. Cet équilibre qui me rassure et me propulse, cet équilibre qui me stabilise et me nourrit, incursion précieuse du sacré dans le profane, qui rythme la roue de l’année.

 

Retrouvailles aussi avec la colline blanche, les pins, le vent, l’esprit du lieu tellement vivant. Malgré le souffle qui n’a cessé de nous rafraîchir, je l’ai trouvé serein, sans doute nourrit de la certitude que la roue reprend sa course, que le Mabon va renaître depuis le fond de la caverne où luit en ce jour l’étincelle qui jamais ne meurt tout à fait.

Et pourtant, le feu ne fut pas facile à allumer ! Le vent éteignit toutes nos bougies, le briquet était vide, les allumettes mouillées… La seule bougie protégée du souffle, celle des gardiens, nous permit in extremis d’allumer la flamme du Mabon. Mais une fois qu’il eut repris vie, il brûla avec constance et une joie manifeste…

 

Pour la première fois, je fus invitée à honorer les Gardiens de la clairière. Un peu intimidée, je leur adressai quelques mots simples, me recueillant devant la lanterne qui leur est dédiée.

Après avoir bataillé donc avec le feu, les bûches décorées furent offertes aux flammes et dévorées comme il se doit. J’avais entouré la mienne d’une cordelette rouge tricotée pour l’occasion, rouge sang, rouge flamme, rouge vie !

On fit également des offrandes à la terre, de nourriture notamment, pour la soutenir dans sa protection des graines de ce qui va grandir et s’épanouir au cours de la saison claire encore bien loin…

On évoqua le deuil nécessaire à faire de ce qui est terminé, de ce qui doit être laissé derrière soi, limitations, peurs, à l’occasion de ce renouveau de la lumière.

Enfin, on partagea le gui protecteur, préalablement quêté et ramassé par notre Mac Fuirmid, échangeant sur ses particularités, son symbolisme…

Ainsi s’écoula le premier rituel, en duo sur la colline.

 

Lorsque nous remontâmes la colline entre femmes, entre mères, après le déjeuner pour un second rituel, les braises étaient encore chaudes. Ainsi le feu fit lien entre les membres de la clairière.

À nouveau, les repères du rituel, avec quelques nuances introduites par notre cheminante ovate : on purifia notamment le cercle avec du laurier.

Et une fois le cercle tracé et consacré, s’installa un temps hors du temps d’échange entre femmes, d’abord autour de la décoration des bûches avec les plantes du solstice (houx, lierre) et solaires (laurier, romarin). Bûches offertes au feu par la suite, avec d’autres offrandes.

On modela aussi de l’argile, de la terre élément du solstice, on parla du gui, des autres plantes, du symbolisme du solstice, si particulier pour nous deux…

Il faisait froid ce jour-là, et le vent soufflait. Et pourtant, assises par terre autour du feu au sein du cercle sacré, je me suis sentie bien, au chaud, exactement comme si nous étions au coin du feu dans la maison ronde d’un village celtique. Nous avons parlé et nous nous sommes tues, nous avons évoqué des choses sacrées et profanes, des choses profondes et des petits riens, nous avons parlé de nous et des autres… Ce fut un moment intime, chaleureux, précieux.

Il fallut bien refermer le cercle, revenir à nos vies de femmes, de mères et de compagnes, mais cet espace de partage tissé de parole est comme resté ouvert quelque part en mon cœur, et j’y puise par moment de l’énergie et du soutien, dans ce sentiment de sororité et de compréhension.

 

Ce fut ainsi une journée riche, en émotions et en échanges. Retrouvailles toujours trop brèves, mais déjà si intenses…

 

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Se rendre vers le Nord du Cercle, ou vers le Solstice d’hiver de la Roue de l’année, c’est marcher pieds nus sur les sentiers invisibles, suivre les lignes d’énergies et ce faisant se dépouiller de tout le superflu pour aller vers le centre, l’axe primordial.

C’est fermer les yeux et se laisser guider par ses sensations, poser les pieds sur la terre froide, les mains sur la pierre, mouler son corps dans le sable, malaxer l’argile.

C’est se rendre, silencieux, attentif, jusque dans la grotte où dort l’ourse, dans le creux de la terre, dans le cœur de la nuit, déposer son offrande de cristal et de sel, d’argile modelée et de pierre sculptée, et laisser son corps se fondre dans la densité froide, descendre dans les profondeurs et enfin s’arrêter, immobile.

Plus un geste, plus un bruit, plus une lumière. Au plus profond, nu, là où seule subsiste l’étincelle de vie, la fée ténue aux ailes translucides, la graine de lumière si fragile et pourtant si puissante, si riche, si dense, celle d’où tout renaîtra, d’où se déploiera à nouveau la profusion de la vie.

Mais pour l’instant tout est concentré en un point caché au sein de la Terre-Mère, protégé, nourrit, bercé. Nichés entre les pattes de l’Ourse, savourons cet instant de repos, de dormance, concentrons-nous sur la lumière intérieure et ne nous laissons pas distraire par les feux illusoires de la société qui se trahit par son nom : de consommation, donc de destruction.

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La rivière rouge en elle s’écoule. Sous la lune, elle est assise, pleurant des larmes de sang. Elle pleure la fin d’un cycle, la mort d’un espoir. Elle laisse s’exprimer sa tristesse, pour mieux faire germer les graines du renouveau dans cette eau du renoncement.

Plantant ses doigts dans le sol, elle insuffle à la terre la vie qu’elle porte en son cœur, pour qu’à défaut de grandir en son ventre, elle croisse dans le sein de la Mère. Et au-dessus de son empreinte profonde, elle laisse couler les larmes, qui de tristesse deviennent espoir.

Le temps, la nuit passent.

germe_haricot

Et face à la timide tige verte qui pointe son nez vers la lumière, elle retrouve confiance et foi en la vie. Alors elle se lève, rassurée,  et plantant ses deux pieds nus dans le sol, assurée, elle ouvre ses bras au soleil et boit à son tour lumière et chaleur, telle la plante naissante.

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